Translate

samedi 30 mars 2024

Menacé de mort par une organisation criminelle brésilienne, un magistrat « exfiltré » de Guyane

Un magistrat a été « exfiltré » de Guyane suite à aux menaces d’une organisation criminelle brésilienne. Une information révélée le 23 mars par « France Guyane ». Depuis plusieurs années, des factions criminelles brésiliennes tentent de s’implanter sur le territoire. Un magistrat du parquet exfiltré de Guyane pour sa protection suite à des menaces de mort émanant d’une bande armée brésilienne, révèle le quotidien « France Guyane » le 23 mars. Un fait que nous avons pu confirmer auprès de plusieurs sources fiables. Selon nos informations, ces menaces remontent à un mois. Elles ont été évaluées par les autorités, qui les ont prises très au sérieux, ce qui a entraîné le départ de ce magistrat chargé de la lutte contre la criminalité organisée, sans date de retour pour le moment. En toile de fond, la stratégie d’implantation en Guyane de factions criminelles brésiliennes. Elles regroupent des milliers de membres au Brésil, avec des grades, des missions précises, prospérant notamment dans les trafics de drogue et d’armes. Des organisations très violentes : ainsi, selon le site www.metropoles.br un chef présumé de la « Familia Terror do Amapa » (« FTA ») surnommé « Imperador » (« Empereur »), arrêté en octobre 2021 à Rio, était alors soupçonné d’être impliqué dans plus d’une centaine de meurtres au nord du Brésil. Selon nos informations, la FTA est l’une des factions qui tente de prendre pied en Guyane, avec également le « Comando Vermelho » (« CV »). Début février 2023, un cadre présumé de la « FTA » a été arrêté sur l’île de Cayenne avec des complices. A la gendarmerie, depuis fin 2022, près d’une dizaine d’enquêteurs venus de l’hexagone renforcent les effectifs pour lutter contre ces organisations criminelles. Des renforts ont aussi été alloués au parquet. Mais est-ce suffisant pour éviter une implantation durable en Guyane de ces factions qui sèment la terreur au Brésil ? Laurent Marot

Jordan Labéjof remporte la 3e étape du Trophée de la Caraïbe à Bois Rouge (Ducos)

La 3e étape du trophée de la Caraïbe revient au Martiniquais Jordan Labéjof à l'issue d'une course très disputée à l'arrivée au quartier Bois-Rouge à Ducos vendredi après-midi (29 mars). Une étape difficile comme d'habitude constituée entre autres, d'un circuit comprenant les côtes de Bois Rouge à Ducos et de morne Pitault au François à escalader deux fois. La course est animée par un groupe de 8 coureurs dont Alexandre Join (JC 231), Josué Hodebourg Rinna (Club Cycliste du Vauclin), Herman Latouche (Team Energizer), Edwin Beccera (Pédale Pilotine Blue Car) ou Jordan Labejof (Team Energizer). Le Martiniquais Jordan Labéjof et le Vénézuelien Edwin Beccera s'en vont dans la dernière ascension du morne Pitault à moins de 10 kilomètres de l'arrivée. Et c'est Jordan Labéjof qui gagne en se détachant sur la fin. Edwin Beccera se contente de la 2e place.Pour sa part, Josué Hodebourg-Rinna (Club Cycliste du Vauclin) s'empare du maillot jaune devant Alexandre Join (JC 231) à 9 secondes. Joseph Nodin

samedi 23 mars 2024

Près de 200kg de fruits et légumes saisis lors d’une opération de contrôle au marché de Dillon

Lors d’une opération de contrôle menée par les services de l’État au marché de Dillon à Fort-de-France, vendredi (22 mars), entre 150 et 200 kg de marchandises ont été saisis en vue de leur destruction, faute de traçabilité d’origine des fruits et légumes et de déclaration d’activité. Vendredi (22 mars), une vaste opération de contrôle de denrées alimentaires au marché de Dillon a été conduite par 8 inspecteurs de la DEETS (Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement), 4 de la DAAF (Direction de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt) et 18 policiers de la DTPN (Direction Territoriale de la Police Nationale), sous la direction du parquet et avec la préfecture. Près de 200kg de marchandises saisis Ce travail a permis de saisir immédiatement entre 150 et 200 kg de marchandises “en vue de leur destruction, faute de traçabilité d’origine des fruits et légumes et de déclaration d’activité”, indiquent la préfecture et le Parquet de Fort-de-France dans un communiqué joint. Inès Tresident-Ranguin

vendredi 22 mars 2024

Des surveillants pénitentiaires antillais écroués pour trafic avec des détenus en Seine-et-Marne

Six surveillants du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne), dont des Antillais, sont soupçonnés d'avoir mené différents trafics avec les détenus. Ils ont été mis en examen et incarcérés. "Si les faits sont avérés, il n'y a pas d'état d'âme à avoir", tranche fermement Wilfried Fonck, représentant national du syndicat Ufap-Unsa Justice. Au centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-marne, six agents de surveillance ont été mis en examen le 15 mars dernier, soupçonnés d'être à la tête de différents trafics avec des détenus. Il y avait "de fortes suspicions de l'existence d'un trafic de stupéfiants et autres objets interdits réalisé par des personnels de surveillance de l'établissement au profit de certains détenus", précise le représentant syndical. Dans un communiqué, le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès, précise que les suspects sont accusés d'avoir "introduit en détention des objets et des substances interdites, notamment des téléphones portables, des bouteilles d'alcool et des produits stupéfiants" contre rémunération. Le trafic aurait commencé en octobre 2022. Le parquet de Melun a donc décidé d'ouvrir une information judiciaire pour "association de malfaiteurs", "trafic de stupéfiants", "remise illicite d'objets en détention", "blanchiment" et "corruption". L'une des personnes interpellées a finalement été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer son activité professionnelle. Les cinq autres ont été placées en détention provisoire. L'enquête se poursuit "Pour nous, c'est à chaque fois un choc, avoue le responsable syndical, Wilfried Fonck. Ça remet en question l'image du personnel pénitentiaire et de l'institution qu'est la prison et qui n'a pas forcément besoin de ça." Tous les surveillants écroués exerçaient depuis au moins deux ans dans l'administration pénitentiaire. L'accusé le plus ancien comptait dix années d'ancienneté professionnelle. Plusieurs milliers d'euros en espèce ont été retrouvés aux domiciles de certains mis en cause. La position du syndicat Ufap-Unsa Justice est claire. "Si l'instruction judiciaire en cours venait à corroborer les faits qu'ils leur sont reprochés, ces personnels-là n'ont pas leur place au sein de l'administration pénitentiaire. Et au-delà d'être condamné par la justice, l'administration pénitentiaire devra prendre ses propres responsabilités en décidant d'un licenciement pur et simple." L'enquête se poursuit sous le contrôle d'un juge d'instruction. Emma Jaconelli

mardi 19 mars 2024

TÉMOIGNAGE. Victime de "revenge porn" de la part de son ex-compagnon, la chanteuse Perle Lama s’exprime

Pour se venger de sa rupture, l’ex-compagnon de la chanteuse et coach sportive Perle Lama a diffusé des photos de l’artiste nue. Ce n'est qu'à la fin de sa relation avec son ex-petit ami que l'artiste a découvert qu'il avait pris des photos intimes d’elle à son insu. Ces clichés ont ensuite été envoyés à ses proches et publiés sur les réseaux sociaux. Malgré cette épreuve, la jeune femme garde la tête haute. Elle a porté plainte. "C’est une véritable humiliation. C’est un moment dévastateur". Depuis quelques jours, la chanteuse Perle Lama est victime de la perversité de son ex-compagnon. Pour nuire à l'artiste après leur rupture, l’homme a diffusé des photos intimes d’elle. Ce procédé malveillant s’appelle : le "revenge porn" que l’on traduit par "vengeance pornographique". Cette forme de cyberharcèlement consiste à se venger d’une personne en rendant publics des contenus pornographiques où figure cette dernière, dans le but évident de l’humilier en dévoilant son intimité. Ma dernière relation a été une sorte de descente aux enfers que je n’aurais jamais imaginée. Au début, ça semblait bien. C’est une personne avec laquelle j'ai été scolarisée. C’est un ami avec lequel j’ai partagé une classe. On s’était perdu de vue et on s’est retrouvé depuis peu. J’ai entamé la relation avec lui de façon bienveillante et au fur et à mesure, à certains moments chez moi, je sentais le portable braqué sur moi. Et à plusieurs reprises, je lui ai demandé “mais qu’est ce que tu es en train de faire, est-ce que tu me prends en photo”. Et il répondait non. (...) Je sentais les moments où il me filmait. Je le lui ai dit à plusieurs reprises. Je lui ai demandé de supprimer les vidéos. Inès Tresident-Ranguin

Haïti :une quinzaine de corps retrouvés dans une banlieue de Port-au-Prince attaquée par les gangs

Une quinzaine de corps sans vie ont été retrouvés lundi dans une banlieue aisée de Port-au-Prince où des membres de gang mènent des attaques depuis l'aube, selon un correspondant de l'AFP. Le photographe de l'agence française de presse (AFP) a vu 14 dépouilles à Pétion-Ville. Deux habitants ont indiqué à l'AFP en avoir vu une dizaine, sans pouvoir dire dans quelles circonstances ces personnes avaient été tuées. Mais ils ont affirmé que des "bandits armés" semaient la terreur depuis l'aube à Laboule et Thomassin, deux quartiers de la commune de Pétion-Ville, située en banlieue de Port-au-Prince. Ils ont attaqué une banque, une station essence et des résidences privées, ont-ils précisé.Haïti, qui vivait déjà une grave crise politique et sécuritaire, est en proie à une vague de violences depuis le début du mois, lorsque plusieurs gangs ont uni leurs forces pour attaquer des lieux stratégiques de Port-au-Prince dans le cadre d'une lutte contre le Premier ministre Ariel Henry. Le conseil de sécurité de l'ONU va se réunir Très contesté, Ariel Henry, qui n'a pas pu regagner son pays après un déplacement au Kenya, a annoncé sa démission il y a une semaine, affirmant que son gouvernement gérerait les affaires courantes jusqu'à la mise en place d'un conseil présidentiel de transition. Lors d'une réunion d'urgence le même jour avec des représentants d'Haïti, de l'ONU et des États-Unis, entre autres, la Communauté des Caraïbes (Caricom) et ses partenaires ont chargé des partis politiques et le secteur privé haïtiens de mettre sur pied ces autorités transitoires. Mais les négociations pour former cet organe de sept membres votants ont pris du retard, butant notamment sur des dissensions internes. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit à huis clos lundi pour évoquer la situation en Haïti. Outre-mer la 1ère, AFP

Soupçons de discrimination à l’embauche à l’hôtel Fort Royal : les militants reçus en préfecture

Une réunion organisée en préfecture, ce lundi, a permis de mettre en place une série de mesures, afin de voir plus clair dans le fonctionnement de l’hôtel Fort Royal. Le gestionnaire de cet établissement est accusé par LCDM de réserver les postes à responsabilités à des ressortissants Suédois. Les Guadeloupéens sont cantonnés à des rôles subalternes, selon les militants de cette association. Une rencontre s’est tenue ce lundi matin (18 mars 2024) en préfecture, à Basse-Terre, entre le directeur de cabinet du préfet, la Région Guadeloupe, les gérants de l’hôtel Fort Royal (l’entreprise suédoise Langley) et les membres du LCDM (Le Collectif de défense mobile). Ces derniers dénoncent l’absence d’employés guadeloupéens à des postes à responsabilité, au sein du complexe hôtelier qui se situe à Deshaies. Quelques salariés locaux seraient embauchés en contrat à durée déterminée (CDD), à des postes de subalternes (femmes de chambre, personnel de cuisine...), mais les reines seraient laissées à des ressortissants Suédois. Autre grief exprimé par LCDM : les stagiaires du territoire ne sont pas accueillis sur place. Samedi dernier, ces militants ont envahi le site, pour se faire entendre ; ce n’était pas la première fois. Ce fut l’occasion pour eux de produire des vidéos, à partager sur les réseaux sociaux. La réunion du jour, à l’initiative des services préfectoraux, a permis de mettre en place une série de mesures, afin d’y voir plus clair sur le fonctionnement de l’hôtel. Il a tout d’abord fallu écouter les différentes parties du dossier. Nadine Fadel, Thierry Philippe

dimanche 17 mars 2024

Bourges: l'accueil de rockstar réservé à Sadio Mané, ovationné pour son premier déplacement

Pour son premier déplacement officiel à Bourges (Cher) depuis qu'il est devenu, le 1er janvier dernier, l'actionnaire majoritaire du club de National 2, c'est tout une ville qui a mis les petits plats dans les grands ce samedi. Arrivé en jet privé à la mi-journée, l'accueil chaleureux reçu par l'international sénégalais sur le tarmac n'était qu'un aperçu de ce qui l'attendait au cours d'une journée où il a été au centre de toutes les attentions. © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Un exploitant s'est lancé dans élevage d'autruches dans le sud de la Martinique

Pierre Del est un éleveur atypique. Fanatique d’animaux sauvages, il élève 120 autruches venues d’Afrique dans le Sud de la Martinique. Il a démarré cette aventure il y a moins d’un an. Ces animaux sont destinés à la consommation. La viande d’autruche est particulièrement prisée par certains restaurateurs, mais également la grande distribution. Néanmoins, son travail d’éleveur reste difficile et lourd de sacrifice. La zone est doublement protégée. Il y a d’abord, une barrière puis, des barbelés un peu partout. Mais, une fois dans l’enclos, il faut leur lancer un signal pour leur rappeler le bruit de la savane. L’autruche est avant tout un animal sauvage et particulièrement impressionnant. Elles pèsent en moyenne 100 kg et mesurent près de 2 mètres. L’éleveur doit être vigilant, car chaque jour, il met sa vie en danger. Voilà maintenant 10 mois que Pierre Del s’est lancé dans l'aventure. Il élève sur ce terrain de 6 hectares 120 autruches. Une petite victoire après 7 longues années de bataille contre des associations environnementales et face aux autorités pour obtenir enfin son agrément. Corinne Jean-Joseph et Jean-Marc Kennenga

samedi 16 mars 2024

JO 2024 : La gymnaste martiniquaise Mélanie De Jesus Dos Santos aux États-Unis pour conquérir Paris

Mélanie de Jesus Dos Santos, huit fois championne de France et quatre fois championne d’Europe de gymnastique, a quitté depuis deux ans la France pour rejoindre le World Champions Center situé à Spring, près de Houston, aux Etats-Unis. À 24 ans, la gymnaste martiniquaise s’entraine aux côtés de la star de la discipline, l’Américaine Simone Biles (26 ans), quadruple championne olympique et athlète la plus médaillée de l’histoire de son sport. l est un peu moins de 7 heures ce matin, le jour se lève à peine à Houston. Au volant de sa voiture, Mélanie de Jesus Dos Santos arrive au World Champions Center. Cette structure géante de 52 000 mètres carrés accueille chaque jour 150 à 300 athlètes de tous âges et de tous niveaux. C’est ici que Mélanie s’entraine depuis deux ans pour être prête à relever le défi le plus important de sa carrière : les Jeux olympiques de Paris. Le doute En 2021, après les Jeux olympiques de Tokyo et des résultats décevants, Mélanie s’est interrogée sur la suite à donner à sa carrière sportive. Six mois de doute et d’incertitude, avant de se relancer aux États-Unis où elle a retrouvé la motivation et l’envie de gagner. "C’est exactement ce que je recherchais, c’est de venir dans un endroit où je ne connais rien, de découvrir une autre culture, c’est vraiment de ça dont j’avais besoin, de me réadapter parce que finalement, c'est quelque chose que j’aime bien. Je m’ennuie très vite, donc j’avais vraiment besoin de repartir à zéro et découvrir quelque chose que je ne connaissais pas". Pierre Lacombe

Tour de Martinique 2024 en yoles rondes : les étapes ont enfin été dévoilées

La Fédération des Yoles Rondes de la Martinique a dévoilé les étapes du Tour de Martinique 2024 ce vendredi (15 mars). La compétition démarre entre Robert et La Trinité le 15 juillet. Cette année, il n’y aura pas de prologue. J-122 avant le début des épreuves du Tour de Martinique 2024 en yoles rondes ! Ce vendredi, la Fédération des Yoles Rondes a révélé les étapes de la compétition. En raison des Jeux olympiques de Paris 2024, ce temps fort des grandes vacances ne se tiendra pas aux dates habituelles. L’événement sportif a été avancé d’une quinzaine de jours et se déroulera du lundi 15 au dimanche 21 juillet. Exceptionnellement, il n'y aura pas de prologue cette année. Calendrier des étapes Lundi 15 juillet Robert > Trinité Mardi 16 juillet Trinité > Prêcheur Mercredi 17 juillet Prêcheur > Fort-de-France Jeudi 18 juillet Fort-de-France > Anse D'Arlet Vendredi 19 juillet Anse D'arlet > Marin Samedi 20 juillet Marin > Vauclin Dimanche 21 juillet Vauclin > Robert > François Pour cette nouvelle édition, les yoles font leur grand retour au Prêcheur et Anses d'Arlet. Cela fait 6 ans que ces deux communes n'accueillaient pas d’étapes. La Fédération précise que "les yoles seront en parc fermé dès le dimanche". Inès Tresident-Ranguin

Critérium cycliste du Lamentin : l’étape 2 et le général pour Stefan Bennett

La seconde étape du Critérium du Lamentin (vendredi 15 mars) en Martinique, a souri à Stefan Bennett de la JC231 qui s’est extirpé du groupe dans lequel il évoluait, pour aller gagner en solitaire sur la ligne d'arrivée du bourg. Il partira en jaune ce samedi. L’étape n°2 du Criterium du Lamentin a paru comme une course d’observation pendant les 40 premiers kilomètres de ce vendredi après-midi. Une belle boucle avec départ et arrivée au Lamentin et 84 km menant sur les terres lamentinoises mais également à Saint-Joseph, au Gros-Morne, à Trinité, au Robert, au François et retour au Lamentin pour une arrivée à la rue Ernest-André. C’est entre le Gros-Morne et La Trinité que les choses ont bougé avec un petit groupe "des dits gros bras" en avant de course, groupe dans lequel Stefan Bennett de la JC231 s’extirpe. À Brin d’Amour (Trinité), il compte 33 secondes d’avance sur un groupe de 7 unités. Stefan Bennett fait le trou à mi-course Stefan Bennett fait le trou et creuse l’écart sur le groupe de chasse puisqu’à Lestrade son avance est désormais de 58 secondes. L’absence d’unité dans le groupe de chasse ne permet pas de réduire l’écart qui croît au fil des kilomètres. Le sociétaire de la JC231 semble bien seul au monde, en toute sérénité il file vers la ligne d’arrivée et s’impose avec 2min 54sec d’avance sur Clément Guilbert, Josué Hodebourg-Rinna termine à la 3e place dans le même chrono que Guilbert. La 4eme place revient à Meving Gene du CSCA, Axel Taillandier de la TMC est 5eme. Karl Sivatte •

vendredi 15 mars 2024

Madagascar : deux ATR 72-500 renforcent Madagascar Airlines

La compagnie aérienne de la Grande île s’est recentrée depuis plusieurs mois sur le trafic intérieur. Madagascar Airlines vient de se doter de deux ATR 72-500 afin de répondre aux besoins du plan de relance Phoenix 2030. Aujourd’hui, seulement deux, des six ATR du transporteur, sont opérationnels. Le Conseil des ministres de Madagascar a, par décret, autorisé le ministère des Finances à garantir la location de deux ATR 72 -500. Ces avions sont indispensables à Madagascar Airlines, si la compagnie veut respecter les engagements du plan de relance 2030, souligne L’Express de Madagascar. Sur six des ATR, siglés Tsadaria, deux aéronefs sont opérationnels. Il était donc devenu urgent de renforcer la flotte pour répondre aux carnets de commandes et assurer le transport des voyageurs qui veulent bouger pendant leur séjour. Cette stratégie est essentielle au développement touristique. Madagascar a en effet pris conscience de ses atouts. Ils sont liés aux différents paysages, climats, ethnies et à sa biodiversité. Une île unique et immense Après avoir renoncé aux long-courriers, la compagnie nationale a décidé de s’occuper exclusivement de la desserte intérieure. Voyager d’un bout à l’autre du pays par la route relève de l’aventure. Les touristes, qui veulent visiter Madagascar en un mois, voire deux semaines, sont donc contraints de prendre l’avion, s’ils veulent bouger. Notre immense voisine n'est pas surnommée la Grande île par hasard. À terme, la restructuration de la flotte doit permettre à Madagascar de proposer des séjours clefs en main. Ils comprendront plusieurs escales grâce à des avions opérationnels et des hôtels respectant les attentes des touristes sur le plan international. Fabrice Floch

Une aide de 1.000 euros pour les agriculteurs touchés par la sécheresse (Mayotte)

La direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt rappelle que les agriculteurs touchés par la sécheresse en 2023 peuvent bénéficier d'une aide de 1.000 euros. Les dossiers sont à déposer d'ici le 4 avril. Avec la reconnaissance de l'état de calamité agricole, les agriculteurs touchés par la sécheresse en 2023 peuvent bénéficier d'une aide forfaitaire de 1.000 euros par bénéficiaire, rappelle la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt dans un communiqué ce vendredi 15 mars. "De nombreux agriculteurs et agricultrices ont déploré des pertes importantes sur leurs productions, mettant en péril la survie de leur exploitation", explique de son côté le syndicat des Jeunes Agriculteurs. Pour bénéficier de cette aide, les agriculteurs doivent être affiliés au 31 décembre à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole. Les dossiers sont à déposer à la DAAF d'ici le jeudi 4 avril, par voie postale ou via leur site internet. Dans un communiqué, les Jeunes Agriculteurs affirme qu'ils accompagnent "non seulement ses adhérents pour la constitution et le dépôt des dossiers de demande d’aide exceptionnelle, mais aussi tous les agriculteurs éligibles non adhérents du syndicat." Raphaël Cann

Dossier Pinto en Martinique : le député Jiovanny William interroge à l’Assemblée nationale sur la "prescription trentenaire"

En référence à l’imbroglio judiciaire dans l'affaire Hervé Pinto, mercredi 13 mars 2024, le député Jiovanny William a interpellé à l'Assemblée nationale, le ministre de la justice Éric Dupont-Moretti à propos des "prescriptions trentenaires" dans de nombreux litiges fonciers, à l'origine parfois de graves conflits familiaux en Martinique. Le garde des Sceaux a assuré que "sur cette question, le gouvernement n’est pas inactif". En faisant allusion à l’imbroglio judiciaire que constitue le dossier Hervé Pinto, dans le cadre d’un litige familial privé lié à des terres, le député martiniquais du groupe NUPES-GDR, Jiovanny William, a interpellé le ministre de la justice à l’Assemblée nationale. La question de l’élu à Éric Dupont-Moretti portait sur la "prescription trentenaire", laquelle concerne beaucoup de foyers dans l’île En faisant allusion à l’imbroglio judiciaire que constitue le dossier Hervé Pinto, dans le cadre d’un litige familial privé lié à des terres, le député martiniquais du groupe NUPES-GDR, Jiovanny William, a interpellé le ministre de la justice à l’Assemblée nationale. La question de l’élu à Éric Dupont-Moretti portait sur la "prescription trentenaire", laquelle concerne beaucoup de foyers dans l’île Réponse d’Éric Dupont-Moretti Monsieur le député William, nous avons déjà à quelques reprises évoqué cette question difficile et épineuse et qui crée c'est vrai, en Martinique mais pas qu'en Martinique, de vraies difficultés pour les familles. C'est un sujet technique la question foncière en Martinique, mais cela ne doit pas masquer des réalités humaines et familiales douloureuses, vous l'avez d'ailleurs rappelé, qu’on à connaître un certain nombre de nos compatriotes martiniquais. Mais sur cette question le gouvernement précisément n'est pas inactif. Éric Dupont-Moretti (ministre de la justice) "La vigilance du gouvernement est forte sur ce sujet" L'une des questions c'est celle de la prescription trentenaire ; c'est un sujet qui met en jeu le respect de la propriété privée, protégé bien sûr comme vous le savez par notre constitution. La vigilance du gouvernement et je veux vous rassurer pleinement, est forte sur ce sujet. Nous partageons le souhait de faire avancer des textes qui changent dans la durée, la vie des français partout sur le territoire national. Guy Etienne

mardi 5 mars 2024

"En Polynésie, bien manger, c'est manger beaucoup [...] la réalité, c'est tout le contraire" selon Daniel Monconduit

Le 4 mars, marque la Journée Mondiale de Lutte contre l'Obésité. Cette journée met en lumière un problème de santé publique de plus en plus préoccupant à travers le monde et particulièrement en Polynésie, où l'obésité est particulièrement présente. Daniel Monconduit, docteur en anthropologie et co-directeur du centre Ora ora, un établissement dédié à l'accompagnement des personnes obèses, était l'invité café de la matinale. Selon Daneil Monconduit, l'obésité ne peut être réduite à un problème médical traitable uniquement par des médicaments. Il souligne l'importance des comportements alimentaires et culturels. Il souligne la nécessité pour les individus de prendre un vrai temps pour comprendre leur relation avec la nourriture, et pourquoi celle-ci peut devenir nocive pour leur santé. "En Polynésie, bien manger, c'est manger beaucoup" selon Daniel Monconduit Dans la culture polynésienne, l'idée que "bien manger, c'est manger beaucoup" est répandue. Cette perception traditionnelle, associée à l'image de la corpulence comme signe de santé, contribue à perpétuer des comportements alimentaires néfastes. Ibrahim Ahmed Azhi

Nickel : l’Etat et Eramet ont trouvé un accord sur la dette de la SLN

Après avoir annoncé un prêt de 7 milliards de francs pour sauver l’usine de Doniambo, l’Etat vient de trouver un accord avec Eramet pour alléger le poids de la dette de la SLN dans les comptes de la maison mère. L'Etat et Eramet ont trouvé un accord pour ne pas faire porter le poids de la dette de la Société Le Nickel (SLN) en Nouvelle-Calédonie sur les comptes de sa maison mère Eramet, a indiqué le groupe lundi dans un communiqué. "A la suite des discussions menées ces dernières semaines, l'Etat français et Eramet ont convenu d'un accord sur le traitement de la dette existante de la SLN", qui "permettra de neutraliser le poids de la dette de la SLN dans les comptes consolidés du groupe", a indiqué Eramet. Une filière nickel en pleine crise Lors de la publication de ses résultats annuels le 21 février dernier, le groupe minier français a indiqué avoir inscrit une charge de 218 millions d'euros pour dépréciation de la valeur des actifs de la Société Le Nickel (SLN) en grande difficulté en Nouvelle-Calédonie. Sa PDG, Christel Bories, a annoncé dans le même temps être en discussions avec l'Etat pour "décorréler l'impact de cette dette" des comptes consolidés de l'entreprise en attendant une "solution industrielle", et l'aboutissement des discussions entre l'Etat, les collectivités locales et les industriels locaux sur le futur "pacte nickel". Ce pacte est censé pérenniser la filière, alors que les trois usines calédoniennes de nickel du "Caillou" (KNS, SLN et Prony Ressources) sont dans une situation critique. Pas de nouveaux investissements L'Etat et Eramet ont donc "conjointement décidé de convertir leurs prêts existants auprès de la SLN sous la forme d'un instrument de quasi-fonds propres", a indiqué lundi Eramet. Les 320 millions d'euros de prêts existants de l'Etat à la SLN, actuellement consolidés en dette financière dans les comptes du groupe, "seront ainsi transformés en quasi-fonds propres, assimilables comptablement à des capitaux propres dans les comptes consolidés d'Eramet", a précisé le groupe. Eramet "convertira de manière similaire la dette intra-groupe existante de 325 millions d'euros selon le même schéma". Le groupe "réitère par ailleurs sa décision de ne plus octroyer de nouveaux financements à la SLN", afin de préserver son bilan, mais "continuera d'accompagner opérationnellement la SLN dans la durée". AFP, Coralie Cochin

Eve Rescanières : "il faut des moyens pour que les Mahorais puissent se faire soigner sur leur territoire"

Eve Rescanières, la secrétaire générale de la CFDT-Santé, était l'invitée de Zakweli ce mardi. La secrétaire générale de la CFDT-Santé, Eve Rescanières, est en visite à Mayotte ce mardi 5 mars pour rencontrer les professionnels de l'île et discuter des pistes d'amélioration du système de santé. "Ce qu'il faut, ce sont des moyens", estime la syndicaliste, invitée de Zakweli. "Quand je suis venu en 2018, on attendait la création de l'ARS Mayotte. Aujourd'hui elle a été créée, mais il lui faut des moyens pour développer des politiques publiques." Elle appelle à des politiques sociales pour diminuer l'insécurité. "C'est très difficile de vivre à Mayotte avec cette insécurité, quand on est professionnel de santé, c'est encore pire car on est confronté à des choses qui ne sont pas acceptables", explique l'infirmière du CHU de Toulouse. "L'hôpital a une image dégradée, car quand on est à bout, quand on n'a pas les moyens de soigner, ça génère de la frustration." Augmenter les salaires Si la pénurie de professionnels est nationale et même mondiale, elle plaide néanmoins pour une revalorisation des salaires pour renforcer l'attractivité du CHM. "Je parle des paramédicaux, des infirmières, des aides-soignantes, des sages-femmes. En majorité ce sont des travailleuses dont les salaires sont bas", poursuit-elle. "Il y a aussi une question de la reconnaissance des diplômes, on a tendance à considérer que prendre soin des autres est inné, alors que ce sont des métiers qu’on a appris, et on doit être reconnu en tant que tel." Parmi les pistes d'amélioration : le développement de la formation à Mayotte, de la télémédecine ou encore revenir sur la liberté d'installation des médecins. "On le demande à la CFDT depuis des années", répond Eve Rescanières. "On ne comprend pas pourquoi les infirmiers et les pharmaciens doivent répondre à un maillage territorial, alors que les médecins peuvent aller partout, alors qu’on sait qu’il y a des zones où ils sont très concentrés et d’autres où il n’y en a pas." Des rencontres avec le CHM et l'ARS Deux rencontres sont prévus pour discuter de ces enjeux. L'une avec le directeur du CHM, "pour voir ce que je peux faire à Paris pour cet hôpital, les relais que je peux porter". L'autre avec le directeur de l'ARS, une réunion "surtout axée sur les financements, les projets prévus et quand ils verront le jour." Elle prend pour exemple la construction d'un deuxième hôpital. "Il a été annoncé par le président en 2019, on est en 2024 et la première pierre n’est pas encore posée", ajoute la syndicaliste. "Pour les professionnels de santé et les Mahorais l’attente est devenue insupportable." Raphaël Cann

En Haïti, les gangs ont utilisé un drone pour attaquer la prison civile de Port-au-Prince et libérer des détenus

Dans la nuit du samedi 2 mars 2024, les gangs ont pris d’assaut le centre pénitentiaire à Port-au-Prince. Beaucoup de détenus dangereux sont dans la nature. Le Syndicat national des policiers haïtiens a perdu le contrôle de la situation. La prison civile de Port-au-Prince est située à proximité du palais national et le commissariat de la capitale. Le centre pénitentiaire est construit pour accommoder 700 détenus. Aujourd’hui la population carcérale s'élève à près de 4.000. Après l'évasion massive du samedi 2 mars 2024, moins d'une centaine de prisonniers se trouvent derrière les barreaux.Les 18 Colombiens, accusés d’être les mercenaires qui auraient participé à l’assassinat du président Jovenel Moise en 2021, sont enfermés dans la prison civile de Port-au-Prince. Plusieurs chefs de gangs et des criminels dangereux se sont évadés. Dans le chaos actuel, il est impossible de préciser le nombre et les identités des détenus qui ont pris la fuite. Le quotidien haïtien, Le Nouvelliste affirme l’existence de vidéos qui montrent le retour chez eux des chefs de gangs qui se sont évadés de la prison. Après l’assaut sur la prison, les gangs ont continué à semer la terreur dans la capitale. Le palais national a été visé par les tirs. Les locaux du ministère de la Communication ont également été saccagés. Aucune communication officielle n’a été émise par les autorités à la suite des évènements survenus dans la nuit de 2 mars 2024. Les gangs de Port-au-Prince se sont regroupés dans une seule unité appelée "Viv Ansanm" dont la mission annoncée est de renverser le gouvernement provisoire. Le Premier ministre par intérim, Ariel Henry est actuellement hors de l’état. Caroline Popovic

Vie chère en Outre-mer : pour la Cour des Comptes, il faut complètement refonder l'octroi de mer

Dans un rapport publié mardi 5 mars, l'institution estime que la taxe sur les produits importés dans les départements et régions d'Outre-mer "tend à enfermer les économies ultramarines dans un modèle peu porteur d'avenir". Poussant le gouvernement à avancer rapidement sur sa réforme prévue pour 2025, la Cour préconise néanmoins une refonte totale du dispositif, en le remplaçant par une "TVA régionale" d'ici à 2027. Tout le monde s'accorde à le dire : l'octroi de mer est "à bout de souffle". Cette taxe, appliquée sur les produits importés dans les cinq départements et régions d'Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), est à la "croisée des chemins", expose la Cour des Comptes dans un rapport publié mardi 5 mars. Ressource financière non négligeable pour les collectivités locales ultramarines, l'octroi de mer est aussi accusé de contribuer à la cherté de la vie en Outre-mer, où l'écart des prix avec l'Hexagone étouffe les ménages. L'institution administrative, chargée d'examiner et de juger l'utilisation de l'argent public, préconise de le "réformer en profondeur". Taxe mise en place pour la première fois en Martinique au XVIIᵉ siècle, l'octroi de mer a aujourd'hui un double objectif de financement et de protection. Ses recettes, qui se sont élevées à 1,644 milliard d'euros en 2022 (un montant historique), financent en moyenne un tiers du budget des communes d'Outre-mer, leur assurant une certaine liberté administrative et autonomie financière, chères aux élus locaux. Dans certaines municipalités, les recettes fiscales issues de l'octroi de mer représentent même plus de 50 % du budget. Cette taxation permet également de protéger le tissu économique local, fragilisé par l'insularité et l'éloignement propres aux territoires d'Outre-mer. Prélever une taxe sur les importations venues de France hexagonale, de l'Union européenne, des autres DROM ou de l'étranger assure ainsi une certaine compétitivité aux acteurs économiques ultramarins. Les modalités de prélèvement de l'octroi de mer, différentes selon les territoires, et propres à chaque produit, sont déterminées par les conseils régionaux ou leur équivalent. Certains biens peuvent être taxés jusqu'à 135 %. D'autres bénéficient de dérogations ou d'exonérations. Quentin Menu