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mardi 31 octobre 2023

Alfred Monthieux, le maire du Robert, démissionne pour des raisons de santé

Alfred Monthieux, le maire du Robert, a annoncé sa démission "pour des raisons de santé" ce mardi (31 octobre). Âgé de 78 ans, il était en fonction depuis 1997. Le conseil municipal doit se réunir dans les prochains jours pour désigner un nouvel édile et les adjoints. Une page se tourne au Robert. Après 26 années en tant que maire de la commune du Nord-Atlantique, Alfred Monthieux démissionne du Conseil municipal et par conséquent, de sa fonction élective "pour des raisons de santé". La municipalité a annoncé l'information par voie de communiqué ce mardi 31 octobre. Âgé de 78 ans, Alfred Monthieux a réalisé son premier mandat en 1997 après l'invalidation de l'élection d'Édouard Delépine par décision du Conseil d'État. Il a été réélu en 2008, en 2014 et plus récemment en 2020. Aux dernières élections municipales, le 18 mai 2020, Alfred Monthieux a été élu maire avec 4049 voix et 63,07% des suffrages exprimés. Son mandat devait s'achever en 2026. Dans sa lettre de démission, il remercie les membres du Conseil municipal "de [leur] engagement indéfectible à [ses] côtés pendant ces longues années de mandature". Inès Tresident-Ranguin

Gold Cup féminine : la sélection de Martinique fait match nul (1-1) face au Nicaragua

La sélection féminine de Martinique a obtenu le match nul (1-1) face au Nicaragua pour son quatrième match de groupe de la CONCACAF Women’s Gold Cup. La rencontre s’est déroulée ce dimanche 29 octobre dans le pays de l'adversaire. Malgré ce score, les Martiniquaises gardent leurs chances pour un maintien en Ligue B. ​​Dimanche, la sélection féminine de Martinique affrontait le Nicaragua, dans le groupe B de la ligue B des qualifications à la Gold Cup Féminine 2024. Les joueuses de Jean-Marc Civault ont réussi à obtenir un match nul (1-1) grâce à un but de Maëva Salomon à la 44e.
Il y a un gros sentiment de frustration parce qu’on a eu des occasions pour pouvoir marquer, malheureusement ce soir on n’a pas su concrétiser et être efficace. Ça me tenait à cœur de gagner ce match à l’extérieur et de prendre de l'avance sur le Nicaragua mais malheureusement on n’a pas su le faire. On retient le positif pour un match à l’extérieur. Si on n'a pas réussi à gagner le match, on a quand même pu prendre des points et ne pas en perdre. On va devoir se satisfaire de ce point et on espère faire mieux pour les deux prochains matchs.
Mylaine Tarrieu de la sélection féminine
La Martinique, 3ème avant cette rencontre, devait obligatoirement ne pas perdre ce match pour ne pas voir son adversaire du soir passer devant elle au classement et récupérer la dernière place du groupe, synonyme de relégation en Ligue C. Avec ce point obtenu, nos Martiniquaises voient la Gold Cup s’envoler mais réalisent une bonne opération en vue du maintien.
La Ligue de Football de Martinique Classement après la 4ème journée Salvador 12 pts Honduras 4 pts Martinique 4 pts Nicaragua 2 pts Affiches des 2 dernières journées du groupe B Mercredi 29 novembre : Nicaragua – Honduras Mercredi 29 novembre : Martinique – Salvador Dimanche 3 décembre : Salvador – Nicaragua Dimanche 3 décembre : Honduras – Martinique La prochaine rencontre de la sélection féminine de Martinique aura lieu le mercredi 29 novembre à domicile face au Salvador.

Trafic de drogue entre la Guyane et l'Hexagone : un haut-gradé de la police judiciaire de Bordeaux jugé à Paris

L'affaire remonte à 2013. Il est reproché à l'ex-chef de la division opérationnelle de l'Office des stups, ainsi qu'à son ancien subordonné, d'avoir monté un trafic de cocaïne entre le Suriname, la Guyane et la France métropolitaine, dans le but de réaliser, une fois la drogue acheminée, saisie et interpellations pour faire du chiffre. De la poudre blanche pour un peu de poudre aux yeux : le procès du numéro deux de la police judiciaire de Bordeaux, soupçonné d'avoir monté un réseau d'importation de cocaïne pour procéder aisément à des saisies, s'est ouvert lundi à Paris. Le commissaire Stéphane Lapeyre, ex-chef de la division opérationnelle de l'Office des stups (Ocrtis, devenu Ofast), ainsi que son ancien subordonné, comparaissent jusqu'au 7 novembre devant le tribunal correctionnel aux côtés de sept autres prévenus. L'affaire remonte à 2013. Il leur est reproché d'avoir monté un trafic de cocaïne entre le Suriname, la Guyane et la France métropolitaine, dans le but de réaliser, une fois la drogue acheminée, saisie et interpellations sans trop de peine pour faire du chiffre. M. Lapeyre et son ex-subordonné sont entre autres accusés d'avoir envoyé deux "indics" convaincre un homme tout juste sorti de prison, Jean-Michel L., d'empocher 70.000 euros pour aller acheter au Suriname 14 kg de cocaïne et les envoyer depuis Cayenne via le fret aérien jusqu'à l'aéroport d'Orly, de sorte qu'il puisse voyager sans contact avec la marchandise. "J'avais besoin d'argent, et puis c'étaient des policiers..." À l'aller, grosses coupures dans son sac, on lui avait assuré qu'il n'avait "pas à s'inquiéter pour la douane" s'il passait par un portique précis indiqué par l'un des informateurs, Lionel K., ou "Marc" sous sa fausse identité. Pour cette mission, le Guyanais s'était vu promettre "1.000 euros environ par kilo de cocaïne" importée, a relaté lundi à la barre l'homme de 38 ans. "J'avais besoin d'argent, et puis c'étaient des policiers...", s'est-il justifié. La livraison surveillée, qui consiste à laisser passer de la drogue aux frontières pour démanteler en aval les réseaux de revente, est une technique policière courante. Mais dans cette affaire, les autorités judiciaires n'en avaient pas été informées et aucune autorisation n'avait été donnée, d'autant qu'il n'existait aucun trafic préexistant, selon les enquêteurs. "La manière dont j'ai géré ce dossier (...) n'était pas bonne", a concédé Stéphane Lapeyre lors de l'enquête. "Dans mon esprit, il n'était pas question de fabriquer un réseau pour le démanteler." Les avocats de M. Lapeyre, Me Thibault de Montbrial, et de son subordonné, Me Anne-Laure Compoint, n'ont pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Au cours de l'enquête, l'ancien patron de l'Office des stups, François Thierry, a été entendu en tant que témoin assisté. Ce dernier est au cœur d'une affaire similaire, soupçonné de complicité de trafic de stupéfiants dans un dossier tentaculaire portant sur les méthodes de l'Ocrtis, dirigé par le policier entre 2010 et 2016. Outre-mer la 1ère avec AFP

Les joueurs de la sélection de Martinique de football approchés pour jouer contre la Russie

Les tractations sont en cours pour que les Matinino puissent jouer un match amical avec l'équipe nationale A de Russie. La fédération Russe de football a exprimé le souhait de rencontrer les Martiniquais le 16 novembre en Russie. Les Matinino attendent l'autorisation de la Fédération Française de Football. Cela aurait pu être un poisson d'avril, mais ce n'est pas vraiment la période... La fédération Russe de football a bien autorisé le 27 octobre dernier, l'agent de match Viachelav Protenko à entreprendre des négociations avec la LFM pour effectuer un match amical avec l'équipe nationale A de Russie, le 16 novembre 2023 à Volgograd au sud ouest de Moscou ou à Sotchi au sud de la capitale Russe. Ce courrier fait suite à une prise de contact avec cet agent match avec le vice-président de la LFM, Maurice Victoire.
"Une opportunité pour les Matinino" Ce qui ne figure pas dans ce courrier c'est que le déplacement des Matinino serait effectué dans "des conditions matérielles et financières extrêmement favorables", nous précise La ligue de Football de Martinique (LFM) . Cette dernière affirme également qu'elle n'est pas à l'origine de la demande. Son président Samuel Perau stipule que la position de la LFM est apolitique. Dans ce contexte cette rencontre avec les Russes serait bénéfique pour les Matinino. Nous considérons que cela serait une opportunité pour notre élite de pouvoir se confronter à une très grande nation du football. Cela démontre au moins que la petite Martinique avec ses performances se fait reconnaître au haut niveau international. Samuel Pereau président de la Ligue de Football de Martinique Pas de match sans l'accord de la FFF Si les instances locales du football voient d'un bon œil ce match amical avec les Russes, la LFM ne peut prendre de décision sans l'autorisation de la Fédération Française de Footbal (FFF) dont elle dépend. Cette dernière, avec le ministère des sports ont été saisis par courriers qui pour l'instant sont restés sans réponses. La LFM est aussi rattachée à la confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concaf) qui a déjà désapprouvé cette rencontre avec les joueurs russes. La LFM par son président est assez pessimiste concernant la réponse de la FFF. Nous imaginons déjà la réponse du ministère et de la FFF. Cela démontrera une nouvelle fois que pour des raisons qui nous échappent nous risquons de rater une belle opportunité sportive que nos tutelles ne nous offriront jamais même en d’autres circonstances L’équipe de football de Russie exclue par la Fifa, organise ses rencontres avec des formations étrangères, elle a pu se confronter ce mois-ci (octobre 2023), avec des équipes nationales qui ne sont pas ses alliées politiques, comme celles du Cameroun et du Kenya. Une volonté affirmée par le président Russe, Vladimir Poutine afin de prouver que la "Russie n'est pas isolée et qu'il va falloir compter sur elle sur le plan sportif". La confrontation attendue avec l'équipe française des Matinino prend plutôt des allures de positionnement géopolitique.

lundi 30 octobre 2023

Les Kongos de Guadeloupe : révéler ce qui est resté caché

13 rotations avec 7 navires tranporteront plus de 6000 Kongos en Guadeloupe • ©Kala Na Biso L’abolition définitive de l’esclavage en 1848 pousse les colons à se tourner vers une nouvelle main-d’œuvre. D’abord européenne puis cap-verdienne et indienne, cette main-d’œuvre va à nouveau concerner l’Afrique et même se concentrer sur le Congo entre 1858 et 1861. Des Kongos qui vont pour la plupart se faire discrets dans un pays où la société créole déjà bien constituée, va les rejeter. Ils vont alors incarner le nom de leur pays d’origine en cachant leur véritable identité. Mais aujourd’hui encore, leurs patronymes rappellent qui ils sont vraiment. 1848 s’en va et laisse des colonies françaises bouleversées par ce virage qui n’est pas seulement politique ou économique et trouve ses arpents dans toutes les nervures de la société coloniale. Certes, les désormais anciens esclaves ont encore du mal à organiser leur vie économique et sociale mais s’il y a une chose qui est bien ancrée en eux c’est qu’ils ne veulent plus travailler gratuitement pour ceux qui les avaient réduits à la servitude. Les plus anciens n'ont pas oublié 1802 et le rétablissement de l’esclavage. Les planteurs non plus ne veulent pas de cette main-d’œuvre qui désormais leur coûtera un salaire. Ils veulent d'ailleurs lui prover qu'ils peuvent se passer d'elle. Pourtant cette abolition de l'esclavage leur a rapporté gros puisqu’ils se sont fait indemniser par l'Etat. En Guadeloupe, ils reçoivent jusqu’à 6 millions de Francs pour les 248 000 esclaves libérés. Sauf qu’ils sont déterminés à trouver une main-d’œuvre à bon marché, qui aura signé un contrat préalable et avec laquelle ils n’auraient rien à négocier. Le choix des Kongos Les nouveaux travailleurs qui arriveront sur les platations seront sous contrat. Ils réussissent à recrtuter 450 personnes dans le sud-ouest de la France. Mais elles ne remplacent pas avantageusement les anciens esclaves. Les recruteurs vont ensuite à Madère et engagent 300 personnes. Peu concluant par rapport à l'attente des planteurs. Alors, comme ils en ont les moyens, tandis qu'ils vont chercher une nouvelle main d'oeuvre en Inde, par le biais de la Régie de Marseille, intermédiaire des planteurs en la matière, ils obtiennent la promesse de pouvoir faire venir 10 000 Africains durant près de 6 années. Au début, les côtes ouest africaines sont les plus simples à drainer. Mais au Sénégal tout d'abord personne n'accepte le contrat proposé. Au Cap Vert ensuite, on recrute 70 personnes, ce qui est peu par rapport à la demande des planteurs. Très vite, c’est sur le Congo que se porte leur dévolu . On cherche même alors parmi les peuples du Congo des personnes qui « ne soient pas trop difficiles à gérer ».
Le contrat prévoit effectivement qu’un salaire leur soit versé mais il est vraiment basique. Leurs conditions de travail et de vie sont d’ailleurs précaires. Une main-d’œuvre à bon marché et peu rebelle. De fait, entre 1858 et 1861, plus de 6000 Kongos arrivent en Guadeloupe. Le rejet de la société créole Mais, déportés en Guadeloupe, les Kongos sont confrontés à plusieurs réalités qui les relèguent au ban de la société créole. Outre le régime draconien que leur imposent les propriétaires terriens, ils sont surtout rejetés et même dénigrés par la population noire composée par les anciens esclaves désormais créolisés. Si certains après l’abolition ont pu se mettre à leur compte et commencent à organiser une nouvelle économie locale tandis que d’autres font encore partie des personnels des plantations, beaucoup survivent comme ils peuvent faute de véritables sources de revenus. Pour les uns et pour les autres, ces nouveaux engagés qui ne parlent pas leur langue sont la cause de leurs nouveaux malheurs. Et puis, les planteurs exacerbent la rivalité entre les nouveaux arrivants et les anciens esclaves. Cela, les travailleurs Indiens, comme les Kongos, en font aussi les frais. D’ailleurs, la créolisation de cette société qui s’organise petit à petit en se donnant des codes et des concepts savamment entretenus par les nouvelles légendes populaires font que ces anciens esclaves se sentent différents des nouveaux arrivants. Déjà profondément mélangés et sans repères originels, ils ne se reconnaissent pas dans ces Kongos dont ils ne comprennent pas la langue. Ils les jugent même sur leur peau. Trop noirs par rapport à eux. D’ailleurs, certaines expressions stigmatisent les Kongos : « Kon Kongo ki vrè kalson ta … » Et cela entrera dans certains pans de la culture créole puisqu’un jour, le carnaval aura sa figure de proue pour effrayer les enfants : un « mas a kongo » recouvert de goudron pour effrayer les enfants. Des vexations qui, au vingtième siècle encore, continuaient de se dire, forçant les originaires du Congo et leurs descendants à faire profil bas en s'intégrant au mieux à ce nouveau monde pour eux. Se fondre pour survivre De fait, pour les travailleurs Kongos, la meilleure manière de supporter ces vexations et de ne pas les provoquer, c’est de ne pas se faire remarquer. Certains espèrent qu’à la fin du contrat ils retourneront au Congo. Mais, engagés pour dix ans avec très rarement la possibilité de repartir ensuite, il faut déjà survivre au contrat qui les a conduits jusqu’en Guadeloupe. Survivre. Le mot n’est pas trop fort. Beaucoup perdront la vie avant la fin de ce contrat et ne reverront pas leur terre d’origine. Pour la plupart, ils apprennent à vivre comme les anciens esclaves, ils choisissent de parler le créole et, presque tous abandonnent le kikongo et le vlili qu’ils parlaient en arrivant en Guadeloupe. Ils viennent d’un pays dont le nom signifie « caché », peut-être une propriété naturelle de ses habitants. Répartis dans toutes les plantations de l'Archipel guadeloupéen, ils sont par la force des choses dispersés et ne cherchent même pas à se constituer en force. Mais on les reconnaît, à leurs noms. Un nom qui ne peut pas s’effacer Pourtant, ces Kongos de Guadeloupe peuvent tout faire disparaître, sauf leur nom. On n’est plus à l’époque où les noms étaient donnés aux arrivants par les autorités administratives ou ecclésiales. Alors, dans ce nouveau pays qui est déjà en train de devenir leur nouveau pays, ils auront cette particularité de garder leurs noms d’origine. Si certains, à cause de l’enregistrement au départ du Congo ou de l'état-civil en Guadeloupe, ont du mal à faire orthographier correctement leur patronyme, d’autres aujourd’hui encore portent ce même nom reçu un jour sur la terre du Congo. Ainsi, si on ne sait pas forcément s’il faut dire Loussassa ou Loussala, si on ne dit plus N’zala mais Anzala, N’Goloma mais Angloma, on dit bien Mayéko, Massembo, Makaya ou Macaïa, Soumbo, Panzou, Zou et tant d’autres encore. Comme un appel pour ceux qui portent ces noms aujourd'hui à les revendiquer en admettant toute l'histoire de ceux que les leur ont transmis. Des noms qui, aujourd’hui encore, ne demandent qu’à redevenir la fierté de ceux qui le portent pour que ce qui était jusque-là « caché » soit enfin révélé. Francois-Joseph Ousselin .

Ballon d'or 2023 : enfin l’année de Wendie Renard ?

Nominée pour la cinquième fois de sa carrière pour le Ballon d’or, la Martiniquaise Wendie Renard n’a jamais remporté cette distinction. Toujours classée, mais jamais récompensée, le cru 2023 sera-t-il le bon pour la défenseure lyonnaise ? Décryptage. Wendie Renard est la doyenne des joueuses nommées pour le titre de ballon d’or cette année. À 33 ans, elle est toujours considérée comme l’une des meilleures joueuses du monde. À quelques heures de connaitre le nom de la lauréate du cinquième ballon d’or féminin, les probabilités de la voir inscrire son nom au palmarès sont faibles. Pourtant, individuellement et collectivement avec l’Olympique Lyonnais sa saison 2022-2023 a été plus que correcte. La défenseure internationale a participé à 21 matches et inscrite sept buts. Elle s’est même offert le luxe de remporter un quinzième titre de championne de France avec l’OL. Capitaine exemplaire, la Martiniquaise a su mener son équipe vers la reconquête d’un trophée, que leur avait pris le Paris Saint-Germain durant la saison 2021-2022.
Les compétitions internationales en écueil Si sur le plan national, tout a réussi à Wendie Renard, sur le plan international sa saison a été plus contrastée. Meneuse de la fronde contre Corine Diacre, la Martiniquaise s’était un temps mis à l’écart de l’équipe de France, avant de revenir avec l’arrivée d’Hervé Renard à la tête de la sélection. Pour le reste, mis à part le Tournoi de France remporté la veille de son annonce de retrait des bleues, la Lyonnaise a eu du mal tout comme son club dans les grandes échéances européennes.Éliminée dès les quarts de finale de la ligue des champions, tout comme lors de la coupe du monde avec la France, ces contre-performances ont pu peser dans la balance contre la Martiniquaise au moment des votes. Auteure de 9 buts et 3 passes décisives en 47 matches toutes compétitions confondues cette saison, ses statistiques restent pourtant correctes au vu de son profil et son poste. Reste que Wendie Renard n’est jamais montée sur le podium du Ballon d’or. 7ᵉ en 2018, 6ᵉ en 2019, 20ᵉ en 2021 et 8ᵉ en 2022, ce lundi soir à Paris, la Martiniquaise connaîtra sa place dans la hiérarchie des meilleures joueuses de l’année. Samuel Piqueur

Multiples alertes à la bombe à La Réunion : "aucune menace réelle détectée à cette heure", assure la préfecture

Ce lundi 30 octobre, une dizaine d’alertes à la bombe ont eu lieu à La Réunion, dans des collèges et lycées de Saint-Denis et du Tampon, un centre commercial de Centre-Denis, la mairie du chef-lieu ainsi que des transports en commun. La préfecture assure qu’"aucune menace réelle" n’a été "détectée à cette heure". "A cette heure, aucune menace réelle n’a été détectée", assure le préfet de La Réunion, Jérôme Filippini, ce lundi 30 octobre à la mi-journée, dans un communiqué. Depuis 7h30 ce lundi 30 octobre, une dizaine d’alertes à la bombe ont eu lieu à La Réunion, majoritairement dans des établissements scolaires, mais également dans un centre commercial, une mairie et dans les transports en commun. Ces alertes à la bombe interviennent alors que la France est en alerte "urgence attentat", suite à l'attaque au couteau dans un lycée d'Arras le 13 octobre dernier. "Toute menace est prise au sérieux" "Pour assurer la sécurité des personnes, toute menace est prise au sérieux", ajoute la préfecture. Depuis ce matin, les différents sites ont été évacués et un périmètre de sécurité mis en place, "pour permettre une levée de doute systématique effectuée par les équipes de démineurs des forces armées dans la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI)", ajoute la préfecture. Ce matin, le lycée Roland Garros au Tampon a été évacué. Quelques minutes plus tard, celui de Bellepierre à Saint-Denis était aussi visé par une alerte à la bombe, puis le lycée Pierre Lagourgue du Tampon. A Saint-Denis, quatre collèges ont aussi été évacués : La Montagne, Juliette Dodu, Robert J.Ardon à Montgaillard et le collège Jules Reydellet dans le Bas de la Rivière.
Les auteurs des fausses alertes recherchés Jérôme Filippini condamne "l'attitude consistant à générer de fausses alertes à la bombe pouvant créer des troubles à l’ordre public, tout en mobilisant les forces de secours et de sécurité en dehors de toute réelle nécessité". Le préfet de La Réunion rappelle que les auteurs de fausses alertes sont systématiquement recherchés et des poursuites à leur encontre engagéesJusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende La loi prévoit que "le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni d'une peine allant jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende". Ne pas laisser ses affaires traîner De plus, le préfet ajoute que dans les lieux publics, certaines alertes sont dues à des colis ou objets abandonnés, il est donc "demandé à chacun et chacune de ne pas laisser ses affaires sans surveillance et de rester vigilant sur tout colis abandonné"..

Alan Jean, un jeune entrepreneur martiniquais de 12 ans honoré du titre d'"ambassadeur des solutions"

Fondateur de l’entreprise "citron Frais", Alan Jean, 12 ans, a été honoré ce samedi 28 octobre du titre d’ambassadeur des solutions lors de la "semaine l’Afrique des Solutions" au Port-Marly, en région parisienne. En 2024, le Martiniquais devrait entamer une tournée sur le continent africain afin de présenter son entreprise de jus et inspirer d’autres jeunes. Invité de la "Semaine l’Afrique des Solutions ", Alan Jean a été honoré ce samedi du statut d’ambassadeur des solutions. Âgé de 12 ans, le jeune Martiniquais originaire de la commune de Ducos a créé son entreprise "Citron Frais" en 2021 et il ne s’imaginait pas vivre une telle ascension. "Je n'ai jamais cru que je serai parti en France pour présenter mon entreprise, je pensais juste rester en Martinique pour vendre mes citronnades ", dit-il tout timidement. Mis à l’honneur dans cet évènement essentiellement tourné vers le continent Africain, le jeune Martiniquais s’est fait connaitre via les réseaux sociaux. Rapidement, les organisateurs de cette manifestation ont été impressionnés par sa précocité et on voulut utiliser son image pour véhiculer un message. "Nous voulons amplifier les initiatives positives de l’Afrique. Oui, il y a des problèmes, mais c’est aussi un continent de solution. […] c’est pourquoi nous avons voulu mettre à l’honneur Alan Jean. À 10 ans, il a réussi à valoriser le citron naturel de la Martinique. Il fait partie de ces gens qui innovent, essayent et réussissent", déclare Léonce houngbadji, organisateur de l’évènement. Une tournée sur le continent africain prévue pour 2024 Fils d’entrepreneur, le jeune garçon scolarisé en classe de 6ᵉ a su très tôt qu’il voulait entreprendre. Influencé par la culture américaine, notamment les séries et dessins animés qu’il regardait, c’est en 2021 qu’Alan a décidé de lancer son entreprise. Au plus grand bonheur de sa mère, Laurie, qui le suit dans toutes ses aventures. "C’est un honneur pour nous de vivre cette grande opportunité. […] Là aujourd’hui, nous sommes invités et mis à l’honneur par la communauté africaine, c’est aussi une chance pour lui. Je suis fière de ce qu’il réalise", témoigne-t-elle. À la suite de cet évènement tourné sur l’entrepreneuriat, le jeune Alan devrait être invité dans le cadre d’une tournée sur le continent africain en 2024. "L’objectif est qu’il aille à la rencontre d’autres jeunes sur le continent, pour parler de son travail, sa détermination et sa résilience. Le but est qu’on ait d’autres Alan Jean en Afrique", informe Léonce houngbadji
En attendant, Alan Jean profite de son séjour en région parisienne pour découvrir des lieux historiques. Dans l’avenir, le jeune Martiniquais aimerait réussir à exporter ses produits en "Europe et en Afrique", et pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui, avec l’exposition médiatique que lui offre cet évènement. Samuel Piqueur

dimanche 29 octobre 2023

Un chef de gang haïtien inculpé par les Etats-Unis après l'enlèvement d'un couple d'Américains en Haïti

La justice américaine a inculpé un puissant chef de gang haïtien. Il est accusé d'avoir ordonné l'enlèvement en Haïti, d'un couple américain, dont l'un des membres a été tué. Selon le site d’information Alterpresse, Vitel’Homme Innocent, puissant chef de gang haïtien, est accusé d’avoir ordonné l’enlèvement d’un couple américain à leur domicile en Haïti. Au cours de cette prise d’otage, la femme a été tuée. Vitel’Homme Innocent a déjà été inculpé l’année dernière pour les enlèvements de missionnaires chrétiens en 2021. Il est actuellement en fuite et se cacherait probablement à Tabarre, dans la banlieue de Port-au-Prince. Selon le procureur américain en charge de l’inculpation, les États-Unis restent fermes dans leur mission de « tenir pour responsables ceux qui sont à l’origine des crimes violents commis contre les citoyens américains en Haïti ». Ariel Henry promet la fermeté La fermeté contre les gangs et ceux qui les financent, c’est ce qu’a promis aussi le Premier ministre de facto Ariel Henry. Lors d’un point de presse la semaine dernière, à Port-au-Prince, Ariel Henry a salué « l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies du rapport du comité de sanctions qui travaille sur Haïti ». Le chef du gouvernement s’est dit « conscient de la nécessité et de l’urgence de prendre des sanctions contre ceux qui troublent la paix en Haïti ». Le Premier ministre n’a toutefois rien dit sur le rôle que pourrait jouer le gouvernement haïtien dans le combat contre la corruption et le financement des gangs. Guyanela1ere avec AFP

Coupe du monde de rugby : l'Afrique du Sud championne du monde pour la quatrième fois après sa victoire face à la Nouvelle-Zélande

Le roi garde sa couronne. Déjà sacrée lors de l'édition précédente en 2019, l'Afrique du Sud a remporté sa deuxième finale d'affilée, samedi 28 octobre au Stade de France, face à la Nouvelle-Zélande (12-11). Comme contre la France puis l'Angleterre, Eben Etzebeth et ses coéquipiers se sont imposés avec un seul point d'écart pour la troisième fois de suite. De quoi permettre aux Springboks de devenir la sélection la plus titrée de l'histoire de la Coupe du monde avec désormais quatre trophées (1995, 2007, 2019 et donc 2023), soit un de plus que leurs adversaires du soir. Pour faire plier les All Blacks, l’Afrique du Sud a utilisé les mêmes ingrédients qui lui ont permis d’arriver en finale : une densité physique exceptionnelle, une agressivité permanente sur le porteur en défense, et un jeu au pied sans faille qui lui a permis de petit à petit creuser l’écart face à des All Blacks incapables de faire parler leur vitesse si redoutée. Le capitaine néo-zélandais Sam Cane expulsé A la pause, sous la pluie fine du Stade de France rendant les chandelles difficiles à réceptionner, les Springboks avaient mis une première main sur le match (12-6), à la faveur d’un 4/4 au pied d’Handré Pollard. L'Afrique du Sud a également tiré profit de sa rapide supériorité numérique, obtenue après seulement deux minutes et le carton jaune reçu par Shannon Frizell. Malgré ce bunker aux allures de premier avertissement, les Néo-Zélandais ont ensuite récolté un carton rouge et perdu leur capitaine Sam Cane, fautif d'un plaquage au cou sur Jesse Kriel (34e), qui restera comme la première expulsion de l’histoire en finale de Coupe du monde. Alors que Rieko Ioane (37e), Siya Kolisi (42e) puis Kurt-Lee Arendse (45e) ont été tout proches d’inscrire le premier essai du match, l’Afrique du Sud, même réduite à son tour à 14 après le carton jaune de son capitaine Kolisi (46e), a continué son travail de sape après la pause avec l’apport des remplaçants, si précieux dans sa stratégie. Organisés en 7-1 (7 avants, 1 arrière), une stratégie très rare qui leur avait déjà permis d’infliger la plus lourde défaite de leur histoire aux All Blacks en préparation fin août (35-7), les Springboks ont été récompensés même si tout ne s'est joué qu'à un point. Mo’unga et Barrett ratent le coup de pied décisif Comme lors des quarts et des demi-finales, ils ont bénéficié de ce grain de réussite indispensable à la conquête d’un titre mondial. Ils ont par exemple été épargnés de l'essai d'Aaron Smith (55e), annulé par la vidéo à cause d'un en-avant d'Ardie Savea. Cela n'a pas empêché Beauden Barrett de venger son coéquipier quelques minutes plus tard en inscrivant le seul essai du match (58e). Mais, derrière, les Néo-Zélandais ont manqué leurs deux coups de pied, la transformation de Richie Mo’unga puis une pénalité de Jordie Barrett (73e). A l'image de son Mondial 2023, l’Afrique du Sud a joué sur un fil, incapable de se détacher au score mais jamais dépassée. Voici les Springboks désormais quadruples champions du monde, et les deuxièmes à conserver leur titre après… la Nouvelle-Zélande en 2011 et 2015. Depuis le sacre de l’Angleterre en 2003, soit cinq éditions de suite, jamais le titre n’a échappé à ces deux nations, signe de leur emprise sur le rugby mondial. Théo Gicquel, franceinfo: sport - au Stade de France France Télévisions - Rédaction Sport

Le Martiniquais Kylian Manhaval champion du monde Wind foil des moins de 17 ans

Le jeune martiniquais Kylian Manhaval, 15 ans, vient de remporter le titre de champion du monde de Wind foil. Alexandre Galet, le vice-champion est aussi Martiniquais. Un doublé pour la Martinique lors de cette compétition samedi (28 octobre) en Espagne.Du 20 au 28 octobre, la baie de Cadix dans le sud de l'Espagne et renommée pour ses vents constants, le "poniente" (vent d'ouest) et le "levante" (vent d'est), ainsi que ses vagues imposantes, a été le théâtre des Championnats du Monde IQfoil Jeune. Le vent d'ouest légendaire, le "poniente", a conditionné l'événement, offrant des conditions variées et constantes aux 124 concurrents de la catégorie U17. Au cours de la compétition, ils ont disputé 14 manches, alternant entre des courses en ligne et des épreuves de slalom dans des vents oscillant entre 10 et 25 nœuds. Kylian a pris les devants dans le championnat le jeudi et a consolidé sa position en s'imposant largement lors des épreuves de slalom du dernier jour, le vendredi. Samedi 28, dernier jour du championnat, était le moment des "medal races", c'est-à-dire les finales qui décideraient du podium final. Kylian Manhaval est donc Champion du monde U17 en 2023. "Une victoire bien méritée", souligne sa maman. Corinne Jean-Joseph

La Nouvelle-Calédonie en voie de cessation de paiement ?

La Nouvelle-Calédonie en mauvaise posture financière. L'actuel débat sur le possible soutien de l'Etat de 7 milliards cfp met en lumière la gravité de la situation. Le taux d'endettement de la collectivité est de plus de 200%. Des réformes sociales et surtout fiscales sont attendues depuis longtemps afin de rééquilibrer les comptes. La situation financière de la Nouvelle-Calédonie n'est pas bonne comparée à celle de la Polynésie. La récente annonce par Milakulo Tukumuli, le président du parti de l'Eveil océanien (afflilié aux indépendantistes), d'une aide financière de l'Etat de 7 milliards cfp, et détaillée par le membre du gouvernement chargé des finances, Yannick Slamet, a obligé le haut-commissaire à faire des précisions sur cette éventuelle aide. "Pour l'instant, il n'y a aucune décision qui a été prise à ce stade. Les décisions sont prises par les autorités politiques nationales", a déclaré la semaine dernière le représentant de l'Etat en Nouvelle-Calédonie, Louis Lefranc. Eric Tang avec AFP et NC la 1ère

Liquidation de La Librairie Générale par le tribunal de commerce

Le 19 octobre, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé la clôture des opérations de liquidation judiciaire de la Librairie Générale by Caribbean Culture House. Depuis plusieurs mois, la société connaissait des difficultés financières et avait dû fermer trois points de vente : ceux de Pointe-à-Pitre, du Moule et de Basse-Terre. Ne restait plus que celle de Jarry. 17 salariés restent sur le carreau. Une page se tourne. C'est un rideau définitivement baissé qu'offre le local de La Librairie Générale depuis quelques jours. . Le 19 octobre dernier, la Librairie Générale a été liquidée pour insuffisance d’actif. Les 17 salariés de l’entreprise vont être licenciés. Certains employés qui n’ont pas souhaité s’exprimer à visage découvert se disent déçus mais pas surpris. Et pour cause, depuis plusieurs mois, la Librairie Générale connaissait des difficultés financières. En l’espace de trois ans, les points de ventes de Pointe-à-Pitre, du Moule et de Basse-Terre ont fermé. Selon nos informations, le liquidateur effectue en ce moment l’inventaire des biens de la société avant une mise aux enchères. Reste cette question : qu’adviendra-t-il de la librairie ? En réalité, plusieurs options sont sur la table puisque le fonds de commerce de Jarry appartient toujours à la famille Jasor. Option 1 - la famille cherche un autre locataire gérant pour reprendre une librairie ou tout autre type de commerce Option 2 - les Jasor décident de gérer et d’exploiter eux-mêmes la librairie Option 3 - la famille décide de liquider définitivement ce fonds de commerce Quoi qu’il en soit, cette liquidation est un coup dur pour le secteur culturel guadeloupéen : les enseignes spécialisées sont de moins en moins nombreuses sur le territoire. Lydia Quérin, Sébastien Gilles

6e journée en R1 : l'US Riveraine gagne à domicile face au CS Vauclinois sous la pluie

Ce samedi (28 octobre), la rencontre qui opposait l'US Riveraine au CS Vauclinois pour la 6e journée en R1 s'est achevée sous la pluie sur un score de 2 buts à 1 en faveur des Riverains. En raison des conditions météorologiques, certains matchs de football prévus cet après-midi ont été reportés. Ce samedi, le stade André Forestal situé au quartier Périolat de Grand-Rivière a accueilli la rencontre opposant l'US Riveraine au CS Vauclinois malgré les conditions météorologiques. La formation vauclinoise ouvre le score à la 21eme grâce à Baltide. Les Riverains tentent d'égaliser par tous les moyens avant la pause. C'est finalement Nicolas Lucien qui y parvient sur pénalty à la 41e. Au retour des vestiaires, le riverain Alix Golvet marque le second but, celui de la victoire, à la 56ème minute. Ce n’était pas évident par rapport à l’état de la pelouse. D’ailleurs on ne s’est pas entrainé cette semaine. On a commencé timidement le match, on a subi l’ouverture du score et on s’est remis en selle. On a tout donné et en première mi-temps on a réussi à obtenir ce pénalty. En seconde période, on a mis tout ce qu’on pouvait et on a fait la différence. On pouvait faire beaucoup mieux mais avec l’état de la pelouse, on se satisfait de ce résultat. Didier Geoffroy, coach de l’US Riveraine ------------------------------------------------------------------------------------------------ Ce qui nous manque, c’est de mettre les buts au fond. Ce n’est pas normal qu’on est autant d’occasion et de n’en mettre qu’un seul. Si c’était un match de box on aurait gagné au point. Mais ce n’était pas le cas, alors ils méritent leur victoire. (…) Il faut travailler sur plusieurs choses, déjà le mental. Thierry Témar, coach du CS Vauclinois

Au François, la RD6 du quartier Presqu'île est encore temporairement praticable malgré un important éboulement de terre

Ce samedi (28 octobre 2023), la RD6 au François reste encore praticable le temps d'ouvrir une voie alternative. Samuel Tavernier, le Maire de la commune était sur le terrain afin de rencontrer les habitants des 4 foyers qui ont dû être évacués d’urgence après un éboulement de terre au quartier Presqu'île. Toutefois, la sécurité de ces riverains est en péril. La RD6, l'unique accès au quartier Presqu'île du François reste partiellement ouverte, le temps de rendre opérationnel un accès alternatif. Sur le terrain sinistré autour de la marina du François, le maire de la ville, Samuel Tavernier, s’inquiète. Si les pluies persistent, la situation risque de s'aggraver dans le quartier. Le 4 octobre 2023, il y a eu une première alerte avec l’effondrement du talus sur la route RD6 qui a bloqué la circulation. Fort heureusement, aucune habitation n'a été touchée. Trois semaines plus tard, des pluies importantes ont déclenché un nouveau mouvement de terre. Depuis, les habitations sont en danger. Aujourd’hui une vingtaine de personnes ne peuvent plus retourner chez elles. Leurs maisons sont inhabitables Caroline Popovic

samedi 28 octobre 2023

Transat Jacques Vabre : Le Havre sous les couleurs et l'âme de la Martinique

Avant le départ de la Transat Jacques Vabre, La ville du Havre s'est imprégnée de l'ambiance et des couleurs de la Martinique ce vendredi 27 octobre 2023. Les visiteurs ont investi un espace d'échanges et d'animations mettant en avant non seulement la Martinique en tant que destination, mais également les préoccupations environnementales et culturelles soutenues par les associations, les acteurs locaux et le Comité Martiniquais du Tourisme. Deux jours avant le départ de la Transat Jacques Vabre, le vendredi 27 octobre 2023 était dédié à la Martinique, marquant ainsi la complicité et l'amitié entre les deux territoires de cette édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre destination Martinique. Le Comité Martiniquais du Tourisme, en collaboration avec des artisans, des professionnels et des institutions présente au village depuis le 20 octobre, a intensifié ses efforts pour mettre en avant les filières d'excellence telles que le café, le chocolat et le rhum, ainsi que l'artisanat et les sites reconnus au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, tels que La yole, La Montagne Pelée et les Pitons du Nord. Jean-Claude Samyde

Maurice : sanctions contre des gardiennes de prison qui chantaient et dansaient sur leur lieu de travail

AMaurice, 13 gardiens pénitentiaires dont 12 femmes font l’objet d’une enquête de police. Ils avaient organisé une fête dans la prison de Beau-Bassin pendant les heures de service Cela ne date pas d’hier, les faits se sont produits l’an dernier, le 30 décembre 2022. A la veille des fêtes de fin d’année, 12 gardiennes de prison se sont permis une petite fiesta où elles ont chanté et dansé joyeusement, demandant à un collègue masculin de les filmer avec un téléphone portable. Les images ont été diffusées sur internet et cela n’a pas plu du tout à la hiérarchie. Contre le gardien homme est retenue la faute d’avoir introduit illégalement un téléphone dans cette partie de la prison. Les gardiennes, elles, sont poursuivies pour avoir festoyé pendant leurs heures de travail. On n’a pas pu prouver s’il y avait de l’alcool, ce qui fait une charge de moins. L’administration est sévère à l’égard de la prison de Beau-Bassin où se produisent souvent des faits contraires au règlement : introduction de drogues ou de téléphones portables. Bruno Minas

77 nouvelles contraventions à bord des bus du TCSP de Martinique et sur sa voie réservée

Les contrôles inopinés de véhicules non autorisés sur la voie réservée aux bus du Transport Collectif en Site Propre et de la fraude à bord se poursuivent. Vendredi 27 octobre 2023, en présence du directeur de cabinet du préfet et de la procureure de la République en Martinique, la police a verbalisé 77 contrevenants. D’autres opérations similaires "seront organisées dans les prochaines semaines". Vendredi 27 octobre 2023, Clarisse Taron, procureure de la République en Martinique et Paul-François Schira, le directeur de cabinet du préfet du territoire (Jean-Christophe Bouvier), ont assisté à un nouveau contrôle routier inattendu à Fort-de-France. Il a été réalisé sur les voies du Transport en Commun en Site Propre (TCSP) et à bord de ses bus. "Respect de la voie..." & "lutter contre la fraude..." Les policiers de la Direction Territoriale de la Police Nationale (la DTPN), ont une fois de plus dressé plusieurs dizaines de procès-verbaux. Cette nouvelle opération menée en collaboration avec l’autorité unique de gestion, Martinique Transports, a toujours pour objectif, d’"assurer le respect de l’usage de la voie réservée principalement aux BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) et de lutter contre la fraude dans les transports publics". Le 13 septembre dernier, "une opération similaire avait permis de dresser 36 contraventions dont 21 pour circulation non autorisée dans la voie réservée au TCSP" rappelle la préfecture. Guy Etienne

vendredi 27 octobre 2023

Air France affiche des résultats "records" grâce à des avions bien remplis et des tarifs élevés

L’entreprise franco-néerlandaise a engrangé 931 millions d’euros entre juillet et septembre, un résultat net "record" et "fantastique", s’est enthousiasmé son directeur général Benjamin Smith. En trois mois, le groupe a transporté 26,9 millions de personnes, une hausse de 7,6 % par rapport à la même période de 2022, tandis que son chiffre d’affaires a crû de 6,8 % à 8,66 milliards d’euros. L’entreprise, qui avait subi plus de 11 milliards de pertes pendant la crise sanitaire avant de revenir dans le vert en 2022, a dégagé en juillet et août le plus important bénéfice d’exploitation trimestriel de son histoire, à 1,34 milliard, synonyme d’une marge opérationnelle de 15,5 %. Air France-KLM a certes été aidée par un répit des cours du pétrole et un effet de change positif qui ont permis d’effacer la hausse de ses coûts, mais elle a aussi réussi à augmenter ses recettes par passager. Par rapport au troisième trimestre 2022, Air France-KLM a déployé 6 % de sièges en plus pour atteindre 94 % du niveau de 2019, a bénéficié d’un coefficient de remplissage plus important de ses appareils (+1,3 point, à 90 %) et d’un rendement "toujours élevé" par passager, en clair de billets plus chers (+1,8 %). Malgré ces bénéfices "très solides", Air France-KLM reste très endettée et doit encore restaurer ses fonds propres, négatifs depuis le début de la crise sanitaire. Cela devrait être chose faite en fin d’exercice, une fois clôturée l’opération confirmée jeudi soir avec Apollo Global Management, a indiqué Benjamin Smith lors d’une conférence téléphonique. Le fonds américain a en effet accepté d’injecter 1,3 milliard d’euros dans une nouvelle filiale adossée au programme de fidélité du groupe aérien Flying Blue. Quatre destinations suspendues Quant à la dette, elle atteignait encore 5 milliards d’euros fin septembre contre 6,3 milliards neuf mois plus tôt. Le ratio dette nette sur excédent brut d’exploitation (EBITDA), scruté par les investisseurs, car il traduit la capacité d’une entreprise à rembourser ses créditeurs, est tombé à 1,1, soit mieux que l’objectif du groupe (1,5 à 2). Air France-KLM, sauvée de la faillite par les États français et néerlandais pendant la pandémie, a affiché sa confiance ces dernières semaines, d’abord en annonçant fin septembre sa volonté d’acheter au moins 50 Airbus A350 pour renouveler la flotte de long-courriers d’Air France. Et début octobre, le groupe s’est porté acquéreur de 19,9 % de la compagnie aérienne scandinave en difficulté SAS. Se disant décidé à participer à la consolidation en cours du transport aérien en Europe, Air France-KLM a aussi des visées sur la compagnie portugaise TAP en cours de privatisation. Ombre au tableau, la situation géopolitique a compliqué les opérations ces derniers mois. "Quatre de nos destinations sont suspendues", a rappelé Benjamin Smith : Tel-Aviv depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, ainsi que Niamey, Bamako et Ouagadougou. Les conséquences financières pour le groupe sont atténuées par le fait qu’il s’agit de la basse saison vers Israël, tandis que les trois ou quatre avions desservant les destinations ouest-africaines ont été déployés sur d’autres lignes où la demande est forte. Le groupe "surveille de près" les conséquences éventuelles des tensions géopolitiques sur la demande, mais n’a pas vu d’indices d’un ralentissement, a souligné son directeur financier, Steven Zaat. L’entreprise a en outre accéléré ses achats de kérosène pour se protéger d’éventuels emballements des cours, et est déjà couverte à 64 % pour le premier trimestre 2024. Enfin, Benjamin Smith s’était inquiété début 2023 d’une concurrence faussée avec les compagnies chinoises qui ont le droit de survoler le territoire russe, gain de temps et coûts allégés à la clé. Mais de nombreux clients réguliers du groupe Air France-KLM "évitent les transporteurs chinois, car ils ne sont pas à l’aise à l’idée de survoler la Russie", a-t-il expliqué : "cela n’a pas l’impact négatif auquel nous nous attendions". Guadeloupe La 1ère avec AFP

Un nouveau visa de citoyen permanent disponible dès 2024 en Australie

C'est une grande avancée en matière de politique étrangère en Australie : Canberra vient d'autoriser le "visa d'engagement du Pacifique". Cela signifie que chaque année, 3000 citoyens des pays de notre région pourront s'installer de manière permanente sur le continent voisin. L'objectif de ce nouveau visa est de renforcer les liens entre l'Australie et ses voisins du Pacifique, tout en contrecarrant l'influence croissante de la Chine dans la région. Ce visa d'engagement du Pacifique fonctionne comme une loterie : les candidats s'inscrivent, payent 25 dollars, et s'ils sont sélectionnés, ils peuvent ensuite déposer leur demande de manière officielle. L'idée de ce système avait été proposée en février dernier par le gouvernement, et ce malgré l'opposition, car si la coalition encourage l'initiative, elle regrette que cette nouvelle loi se fasse sur un système aléatoire, et craint que ce visa ne serve pas forcément les intérêts des nations participantes. Une loi effective en 2024 La loi est tout de même passée après la conclusion d'un accord avec les Verts. Il y a des conditions : les candidats doivent avoir une offre d'emploi confirmée en Australie, être âgés de 18 à 45 ans, et répondre à des exigences en matière de compétences linguistiques, ou encore de santé. Le gouvernement l'assure : ouvrir ses portes aux habitants du Pacifique assurera non seulement un accès équitable à tous en Australie, et permettra d'éviter une fuite des cerveaux vers l'Europe ou les États-Unis. Cette loi prendra effet début 2024, et les détenteurs de ce visa pourront ainsi s'installer en Australie au cours de l'année prochaine. Marianne Murat (JS)

Le racisme, ce fléau qui menace l’Europe, prend de l’importance

Le titre d’un article du site internet de nos confrères de France Info du 25 octobre 2023 synthétise le dernier rapport de l'Agence des droits fondamentaux dans l’Union européenne, un organisme public, selon lequel les actes racistes augmentent sur le Vieux continent. Une information officielle qui a de quoi nous inquiéter. Selon le rapport intitulé "Être noir dans l’UE" publié le 25 octobre 2023, 39% des personnes interrogées en 2016 déclaraient avoir été victimes de racisme au cours des cinq dernières années. Elles sont 45% aujourd'hui. L'étude de l’Agence des droits fondamentaux dans l’Union européenne a été menée auprès de 6 800 personnes d’ascendance africaine subsaharienne ou des territoires français d'Outre-mer vivant dans 13 pays. La persistance des comportements racistes est surtout marquée en Allemagne, en Autriche et en Belgique. Plus de la moitié des personnes afro-descendantes y résidant déclarent avoir subi un acte raciste. Le record de tolérance est détenu par le Portugal, avec 26% seulement de victimes déclarées du racisme. En France, le rapport note une embellie. Les victimes de ce fléau ne sont que 37% contre 46% sept ans auparavant. La moitié des Noirs d’Europe sont victimes de racisme Au total, près de la moitié des personnes noires vivant dans l'UE sont confrontées au racisme dans leur vie quotidienne. Le directeur de l’agence, Michael O’Flaherty, est indigné. En commentant son rapport, il a déclaré : "Il est choquant de ne voir aucune amélioration depuis notre dernière enquête". Le cas de la France est emblématique. L’agence européenne n’est pas le seul organisme public à signaler des abus. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, basé à Genève, a pointé des faits graves commis par les forces de sécurité, lors de sa séance annuelle le 1er mai 2023. Attaques contre les réfugiés (les migrants selon le vocabulaire politiquement correct), profilage racial lors de certaines enquêtes, violences injustifiées envers les personnes racisées (ou non blanches) lors de manifestations de rue ont été stigmatisés. Un phénomène inquiétant et persistant Il est tout de même inquiétant que le racisme persiste autant en Europe. Plusieurs analystes dressent un parallèle entre la montée des mouvements néofascistes et la multiplication des actes racistes. Est-ce à dire que l’Europe est condamnée à systématiser ou à tolérer les discriminations basées sur la couleur de peau, la texture des cheveux, ou la langue parlée ? Comment comprendre que depuis ce temps qu’elle est en relation avec le monde, elle soit encore hantée par ses vieux démons ? Est-elle à ce point incapable de surmonter ce complexe de supériorité qu’elle a forgé au 15e siècle pour justifier sa domination sur d’autres civilisations ? Autant de questions dont une réponse magistrale se trouve dans Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire. Il est célébré le 110e anniversaire de sa naissance cette année. Il serait opportun de se plonger dans ce livre à l’écriture au vitriol publié en 1950. Il débute par cette phrase : "Une civilisation incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente". Que dire de plus ? Jean-Marc Party

Un policier soupçonné de viol en plein commissariat de Fort-de-France

Un policier de 53 ans est en détention depuis samedi dernier. Il est soupçonné du viol d'une femme venue porter plainte. Les faits se seraient déroulés au commissariat de Fort-de-France. Le policier est placé en détention depuis samedi dernier (21 octobre) au centre pénitentiaire de Ducos après avoir été mis en examen pour viol et agression par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction. Selon nos sources, une femme se présente au commissariat de police de Fort-de France. Elle veut déposer une plainte pour diffusion sur les réseaux sociaux, sans son accord, d'une vidéo sexuelle où elle apparaît. D'après la déclaration de la victime, plutôt que d'enregistrer sa plainte, le fonctionnaire de police l'agresse et la viole. Elle dépose une plainte contre le policier qui est arrêté par ses collègues de l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). Le policier conteste les faits. Franck Edmond-Mariette

jeudi 26 octobre 2023

Gold Cup féminine : la sélection de Martinique s'impose 1-0 face au Nicaragua

La sélection de Martinique a remporté son match aller face au Nicaragua (1-0) ce mercredi soir (25 octobre) au stade Pierre Aliker de Fort-de-France. La Martinique entame la rencontre avec détermination et dès la première minute, avec une frappe lointaine. La gardienne adverse la détourne sur son poteau. La réaction du Nicaragua est immédiate, mais Émmeline Mainguy, le dernier rempart martiniquais, remporte son face-à-face contre l’attaquante du Nicaragua après une passe plein axe dans la profondeur. À la 11e minute, nouvelle grosse occasion pour les Martiniquaises. La reprise à bout portant d’Éve Hieu d’un centre venant de la droite termine à quelques centimètres du poteau. La défense martiniquaise manque de vitesse, leurs adversaires utilisent la profondeur À la 28e, la gardienne martiniquaise fait une nouvelle fois des miracles. Elle remporte un nouveau face-à-face, avant de se saisir du ballon sur une nouvelle frappe. Le milieu martiniquais n’est pas assez incisif. Leurs homologues du Nicaragua récupèrent de nombreux ballons. Nos attaquantes sont sevrées de passes. À la 40e minute de jeu, la tête d’une joueuse du Nicaragua passe de peu à côté des buts. Contre le cours du jeu, alors que leurs adversaires dominent en termes d’occupation et de possession, la Martinique ouvre le score à la 43e. Angela Gutierrez, la gardienne adverse ne peut que repousser devant elle un centre de la droite. Ludmila Gaydu, en profite et marque d’une frappe puissante. À la pause, le score est de 1 à 0 en faveur de la Martinique Dès la reprise, la sélection de Martinique se procure plusieurs occasions, mais pêche dans la finition. À la 57e, nouvel échec pour les attaquantes du Nicaragua face à Emmeline Mainguy. 3 minutes plus tard, Mylaine Tarrieu, la numéro 7 martiniquaise, déclenche un tir depuis la gauche de la surface de réparation. La gardienne touche le ballon qui passe à quelques millimètres de la cage. Les premières crampes font leurs apparitions. L’intensité baisse. Les deux équipes sont coupées en deux. Les milieux peinent à se projeter. Sur une erreur de la défense martiniquaise qui souhaite dégager, mais loupe le ballon, l’attaquante sud-américaine rate le cadre et tir dans le petit filet à la 75e. Score final 1 à 0 pour la Martinique Prochain rendez-vous entre les deux équipes dimanche 29 octobre 2023 au Nicaragua dans le cadre de la 4e journée du groupe B de la ligue B. Xavier Chevalier

La Dominique : vente de citoyenneté contre investissements locaux

Combien de ressortissants étrangers ont réellement bénéficié de passeports de la Dominique, ces dernières décennies ? Les chiffres sont flous, y compris quant à ce que rapporte au pays voisin de la Guadeloupe et la Martinique ce programme de vente de citoyenneté. Le problème, pour l’Union européenne notamment, c’est que le petit Etat de la Caraïbe n’est pas regardant sur les personnes qui font la demande de ces sésames vers l’espace Schengen. L’État de la Dominique, qui compte un peu plus de 70.000 habitants, aurait émis des dizaines de milliers voire des centaines de milliers de passeports, de la fin des années 2010 à aujourd’hui, en dehors des renouvellements de ceux de la population locale. Ce constat émeut la Commission européenne, qui a rendu un rapport sur le sujet le 18 octobre dernier. Bruxelles, qui parle de "passeports dorés", craint que les titulaires de ces documents, facilement délivrés et qui ouvrent les portes de l’espace Schengen notamment, ne soient pas toutes des personnes recommandables. Des criminels et des fraudeurs fiscaux en profiteraient, selon une enquête menée par plusieurs médias internationaux, dont Le Monde et The Guardian, avec le concours de l’OCCRP (Organized crime and corruption reporting project) ; les bénéficiaires peuvent ainsi voyager autour du globe, avec leur nouvelle citoyenneté. Un "service" lucratif Sous couvert d’un programme de citoyenneté, la Dominique propose sa nationalité à de riches étrangers, contre leur participation à des programmes d’investissement. Les nouveaux Dominiquais ne sont même pas tenus de se présenter dans le pays d’accueil. Qu’ils soient sur place ou non, ils reçoivent le document attendu dans les trois mois suivant la demande. Dès lors, ils sont libres d’ouvrir des comptes bancaires et des entreprises, voire d’échapper à des enquêtes et poursuites judiciaires. Pratique controversée, mais pas illégale Le fait est que chaque pays est libre de mettre en place sa propre politique de naturalisation. Le programme dominiquais, qui a été lancé dans les années 1990 et a pris de l’essor à l’arrivée au pouvoir du premier ministre Roosevelt Skerrit, en 2004, n’est donc pas illégal. Il permet de renflouer les caisses de l’Etat et de faire face notamment aux conséquences des aléas climatiques qui sont légion dans la zone Caraïbe. Le dispositif aurait rapporté plus d’un milliard de dollars, la dernière décennie. Mais les chiffres exacts, en réalité, sont opaques, selon les enquêtes menées. Une part de l’enveloppe se serait volatilisée. Quatre autres états de la Caraïbe sont pointés du doigt par l’UE, pour délivrer des passeports à des investisseurs étrangers, sans les contrôles d’antécédents de rigueur : Grenade, la Barbade, Sainte-Lucie et Saint-Kitts-et-Nevis. Là aussi, des ressortissants des quatre coins du monde auraient reçu un sésame, dont des Iraniens, des Russes, des Azerbaïdjanais ou encore des Chinois. Guadeloupe La 1ère

mercredi 25 octobre 2023

2 gendarmes de Martinique se jettent dans une eau boueuse pour interpeller un dealer

Lors d’une patrouille de gendarmerie, dimanche 22 octobre 2023 au quartier Petit-Bourg à Rivière-Salée, un homme n’a pas hésité à se jeter dans la rivière en crue à la vue des militaires. Deux parmi ces derniers se sont à leur tour jetés dans l’eau boueuse, afin d’interpeller le fuyard originaire de Sainte-Lucie. 1 kg de cannabis a été saisi. Lors d’un contrôle de gendarmerie sur "un point de deal", dimanche après-midi 22 octobre, quartier Petit-Bourg à Rivière-Salée, un individu de nationalité sainte-lucienne a tenté de s’enfuir en se jetant dans la rivière à proximité. Deux parmi les 4 militaires ont été obligés de se jeter à leur tour dans le cours d’eau boueux à travers les roseaux, pour rattraper le dealer présumé qui essayait de se cacher. Avec l'appui de notre ange bleu, [l’hélicoptère] Griffon 972 de la section aérienne de Martinique, le fuyard est fixé par le dispositif de recherches (…). Pris d'un malaise, il est sauvé des eaux et interpellé.
Le spectre de "Georges" le crocodile À l’issue de cette interpellation pour le moins insolite, les gendarmes affirment avoir saisi "1 kg de cannabis" que dissimulait l’individu. Mais lors de cette intervention délicate, alors que la rivière était en crue, les deux soldats des forces de l’ordre ont songé un instant à la présence éventuelle de "Georges" le crocodile, toujours recherché au centre de l’île. L’animal qui rôde encore aurait pu éventuellement être emporté par le courant dans les eaux de Rivière-Salée, d’où les félicitations du commandement à l’égard des deux hommes. "Bravo à nos courageux gendarmes !". "Esprit de sacrifice" L'état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu'au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité (...). Les devoirs qu'il comporte et les sujétions qu'il implique méritent le respect des citoyens et la considération de la Nation. interieur.gouv.fr (Extrait de l’article R. 434-31 du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale) Guy Etienne

Le Guadeloupéen Mathys Tel visé par des insultes racistes, le Bayern Munich réagit

jeune attaquant d'origine guadeloupéenne était titularisé ce samedi soir par le Bayern Munich face au RB Leipzig en Supercoupe d'Allemagne. Mais au lendemain de la défaite munichoise (3-0), Mathys Tel a été victime d'insultes racistes sur son compte Instagram. Des propos dénoncés par son club de foot. Le Bayern Munich a fermement condamné dimanche les commentaires racistes visant son attaquant français Mathys Tel sur les réseaux sociaux, dans un message sur Twitter, rebaptisé X. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les commentaires dédaigneux dont Mathys Tel a fait l'objet sur les réseaux sociaux. Celui qui écrit de telles choses racistes et nauséabondes n'est pas un supporter du Bayern", a écrit le club munichois sur X."Mathys, nous sommes derrière toi et tu as tout notre soutien", a conclu le Bayern, accompagnant son message avec le #RotGegenRassismus, le nom de sa campagne de lutte contre le racisme qui figurait sur le maillot munichois samedi soir. Comme on peut le lire ci-dessous en anglais, l'attaquant de 18 ans a réagi sur son compte Instagram : "Merci à ma vraie famille bavaroise, et tous ceux qui me supportent, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve." "Le travail continue et continuera encore plus fort", a-t-il ajouté, ce à quoi le Bayern a répondu "Derrière toi, tout au long du chemin". Tel est arrivé en Bavière en provenance de Rennes à l'été 2022, inscrivant six buts pour sa première saison avec le Bayern (cinq en championnat et un en Coupe). Enquête de la fédération Mathys Tel n'a pas été la seule victime de propos racistes en lien avec des matches de foot week-end en Allemagne : des supporters du club de Halle auraient tenu des propos racistes contre un joueur de Fürth, lors du 32e de finale de Coupe entre Halleschen FC et Greuther Fürth ce samedi 12 août. La fédération allemande de foot (DFB) a ouvert ce dimanche une enquête pour examiner les faits. "La DFB ne supporte aucune forme de racisme ou d'intolérance sur ses terrains", a affirmé la fédération dans un communiqué. Outre-mer la 1ère avec AFP

Procès : vingt deux ans après les faits, une agence Adecco est jugée pour discrimination et fichage racial

L’agence de recrutement, basée à Paris, est accusée d’avoir utilisé des codes pour identifier les intérimaires noirs. Parmi la quinzaine de victimes qui se sont portées partie civile, deux sont antillais. C’est un stagiaire de l’agence, basée à Montparnasse, qui avait donné l’alerte à la fin des années 90. Il avait constaté l’usage de codes pour catégoriser les intérimaires fichés par Adecco. BBR ou Bleu Blanc Rouge signifiait " intérimaire blanc ", PR4 ou " présentation de niveau 4 " était le code pour les intérimaires noirs. Un décryptage récusé par les responsables de l’agence, pour qui le code PR4 identifiait les intérimaires qui ne savaient ni lire, ni écrire, ni compter. Une différence de traitement Ce système de fichage, Robert Sam Sambo, d’origine guadeloupéenne, ne l’avait pas relevé lorsqu’il venait chercher des missions à l’agence à la fin des années 90. Né en région parisienne, il travaillait dans le secteur de la restauration et s'était tourné un temps vers l'intérim. En revanche, il avait noté que ses amis blancs étaient traités différemment de lui. Eux, ils allaient rarement à l’agence pour demander des missions. On les appelait directement pour leur donner leur ordre de mission. Alors que nous, on était toujours obligés de se rendre à l’agence le matin pour déposer une fiche et demander une mission pour le lendemain Robert Sam Sambo Outre la nécessité de se déplacer à l’agence, Robert Sam Sambo avait également constaté que ses missions étaient plus courtes que celles de ses collègues blancs. Par ailleurs, ce commis de formation se voyait parfois assigné à des tâches inférieures à ses compétences, comme la plonge. Une longue procédure judiciaire La première plainte pour discrimination raciale à l’embauche a été déposée par l’association SOS Racisme en février 2021. De non-lieux en renvois, la procédure aura duré 22 ans avant que l’affaire ne soit présentée ce 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris, où deux anciens directeurs de l’agence en poste pendant la période concernée seront jugés. De son côté, Adecco se défend en assurant que la lutte contre les discriminations "est une priorité pour le groupe depuis de nombreuses années", et rajoute qu’une étude diligentée il y a deux ans par SOS Racisme n’a pas constaté de pratiques discriminatoires. 500 intérimaires fichés 500 intérimaires sont potentiellement concernés par ce procès pour fichage ethnique. Mais avec les années, leurs coordonnées ont changé et l’association la Maison des potes, qui s’est portée partie civile, a eu beaucoup de mal à les contacter. Seule une quinzaine de personnes se sont également portées partie civile au côté de l’association, dont deux personnes d’origine antillaise. L’un des deux, Robert Sam Sambo suivra le procès à distance, en Guadeloupe où il vit désormais. Tessa Grauman

Le racisme contre les personnes noires augmente dans l'UE, selon un rapport européen

L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (UE) publie ce mercredi une étude, issue d'une enquête menée dans 13 pays, dont la France et ses territoires d'Outre-mer. Celle-ci montre une progression des comportements racistes entre 2016 et 2023. Discrimination dans la recherche d'un emploi ou d'un logement, interpellations par la police, harcèlement : près de la moitié des personnes noires au sein de l'Union européenne se disent confrontées au racisme, selon une étude de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne publiée ce mercredi 25 octobre et consultée par franceinfo.fr. L'Agence a mené une enquête entre octobre 2021 et octobre 2022, à l'aide d'un questionnaire, soumis en personne ou en ligne, à près de 6.800 personnes d'ascendance africaine subsaharienne, ou des territoires d'Outre-mer, dans le cas de la France.* "Choquant de ne pas voir d'amélioration" Le rapport, issu de cette enquête et intitulé "Être noir dans l'UE", montre également que le phénomène est en augmentation. En 2016, date du précédent rapport, 39% des personnes interrogées déclaraient "avoir été victimes de racisme au cours des cinq [dernières] années", contre 45% aujourd'hui. "Il est choquant de ne voir aucune amélioration depuis notre dernière enquête de 2016", a commenté le directeur de l'Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) Michael O'Flaherty, cité dans un communiqué. Entretemps, le mouvement américain Black Lives Matter a renforcé "la prise de conscience de la communauté", a expliqué à l'AFP Rossalina Latcheva, chargée de ces questions au sein de la FRA, institution basée à Vienne en Autriche. Elle évoque aussi la montée des discours "présentant la migration comme une menace", déplorant "leur impact sur la manière dont les personnes noires sont perçues" dans la société. Profilage racial dénoncé Selon l'étude, 30% des sondés déclarent avoir été victimes de harcèlement raciste et 31% de discrimination au travail. "Il faut du temps pour décrocher un emploi", détaille Rossalina Latcheva, notant que "les immigrés surqualifiés ne sont pas considérés à leur juste valeur". Idem pour le logement, "où le nom de famille et l'accent peuvent représenter une entrave". Conséquence, un tiers "éprouve des difficultés à joindre les deux bouts", contre 18% de la population générale. Près de 12% des personnes interrogées affirment avoir été arrêtées par la police lors de l'année précédent l'enquête. Parmi ces dernières, 58% estiment avoir été victimes de profilage racial, une pratique fréquemment dénoncée par les associations et organisations. Dans l'Hexagone, 48% des personnes interrogées déclarent avoir déjà subi un profilage racial de la part de la police, une situation déjà dénoncée en mai par l'ONU. "Sanctions dissuasives" Toutefois, cette discrimination dans sa globalité envers les personnes noires "reste invisible puisque 9% seulement la signalent", poursuit l'étude. Les chiffres cachent par ailleurs des disparités importantes entre les 13 pays de l'Union européenne étudiés. Ainsi, 72% des personnes noires en Autriche et 76% en Allemagne déclarent avoir été victimes de racisme, contre 56% en Belgique ou 26% au Portugal. En France, ce chiffre est de 37%, en baisse par rapport à 2016 (46%). Face à ce constat, l'experte de la FRA appelle les décideurs politiques à "travailler avec la police pour améliorer la formation" et éradiquer une culture ancrée. Elle exhorte aussi les États membres à "recueillir des données" pour mieux lutter contre le phénomène. Et surtout à appliquer contre les auteurs d'actes racistes "des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives". *L'étude de l'Agence des droits fondamentaux dans l'Union européenne a été menée dans 13 pays : Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pologne, Portugal, Espagne et Suède. Ces pays ont été sélectionnés notamment en raison de la disponibilité de données antérieures permettant une comparaison et parce que "la plupart des personnes originaires d'Afrique subsaharienne vivant dans l'UE habitent dans ces 13 pays". Outre-mer la 1ère avec franceinfo et AFP

mardi 24 octobre 2023

Maurice : de la drogue enrobée de chocolat

Les douaniers mauriciens s’intéressent beaucoup aux rochers en chocolat que les voyageurs amènent de la Réunion. Un ressortissant franco-mauricien a été arrêté en possession de rochers fourrés au cannabis L’homme mis en cause est mécanicien spécialisé dans les pièces automobiles. Il effectue de nombreux voyages entre Maurice et la Réunion, 8 aller-retours depuis le mois de mars. Il y a une semaine, les douaniers de l’aéroport de Plaisance ont examiné son sachet du duty-free de la Réunion qui contenait des boites de rochers Ferrero. Le voyageur prétendait avoir égaré la facture. Il a suffi de gratter l’enrobage de chocolat pour découvrir des boulettes de feuilles de « zamal » compressées dans de touts petits sachets. Il y en avait une cinquantaine, pour une valeur de 16 000 euros sur le marché mauricien. Les enquêteurs l’interrogent sans relâche depuis une semaine pour connaître ses complices à Maurice et à la Réunion. Cette technique de camouflage de la drogue n’est pas nouvelle, il a déjà eu en 2020 un passager venant de la Réunion avec des boites de rochers pleines de zamal. Quand on voyage vers Maurice avec ces friandises, il faut conserver précieusement la facture du duty-free au risque de voir les confiseries détériorées à coups de cutter. Bruno Minas

La nouvelle yole CMA CGM et son équipage sont prêts pour la prochaine saison

Elle sera baptisée le 25 octobre, avant le début de la saison des yoles rondes de Martinique. La yole parrainée par le groupe CMA CGM, est prête à naviguer au milieu des autres embarcations qui vont constituer la flottille de la saison 2023/2024. Son équipage est constitué. Il ne reste plus qu'à prendre le large. C'est une mise à l'eau attendue que préparent les "petites mains" du service de la communication de la yole CMA CGM. Cette nouvelle venue au sein de la flottille avec un sponsor conséquent agite le monde des yoleurs encore plus quand un certain Georges-Henri Lagier fait partie des concepteurs de l'embarcation. Le "Mapipi"que personne ne conteste, s'est fait aider pour la fabrication par Daniel Jacqueline, un constructeur de renom. Ce que l'on sait, c'est que la coque de la nouvelle yole est renforcée en carbone dans les limites fixées par le règlement de la fédération des yoles rondes de Martinique. Les deux hommes ont combiné leur savoir et espèrent avoir élaboré une nouvelle yole redoutable. Nous avons amélioré sa flottabilité, avec son profil arrondi elle est conçue pour tous types de temps, nous avons innové, maintenant il faut apprendre à la maîtriser. Georges-Henri Lagier, concepteur de la yole "Pasé Lanmin"
Un équipage polyvalent Côté équipage, le "mercato" est important pour cette nouvelle embarcation. À bord de "Pasé Lanmin", c'est le nom de la yole, 6 transferts sont annoncés : Georges Henri Lagier (Flech La), Maurice Lamon (Yole Net 2000), Axel Pomet (Zizitata) Fabrice Sainte-Rose (Zizitata), Yves-André Filet (Fem &Hom à la barre). Les autres sont des jeunes formés avec l’association Alyzée Yole. C'est Georgy Lagier-Lamon, le fils de l'illustre Georges-Henri Lagier qui sera le patron à bord. Du haut de ses 16 ans il totalise déjà 7 ans de compétition. La yole, il s'est assis dedans quand il avait 2 ans...Patron de l'embarcation CMA CGM, il aura la pression pour créer le liant au sein d'un équipage tout neuf. Maîtriser la nouvelle yole et être au niveau attendu par son sponsor principal. La cohésion de l'équipage est déjà bonne, nous sommes tous polyvalents c'est notre force, nous allons tout donner pour être parmi les 5 premiers du championnat. Georgy Lagier-Lamon patron de la yole CMA CGM
Georgy Lagier-Lamon (patron de la yole), Catherine Defontis (directrice CMA CGM Martinique), Georges Henri Lagier (concepteur de la yole). • ©CMA CGM Le baptême officiel, en grande pompe de la yole est prévu le 25 octobre. Après la fête c'est sur l'eau qu'il va falloir se distinguer et la saison sera longue avant le tour. Alain Petit